Magie de chair

De La Grande Bibliotheque de Tamriel
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La Magie de Chair est une forme obscure et ancienne de magie, considérée par certains comme étant plus ancienne que le monde lui-même[1]. Il est caractérisé par ce que les praticiens appellent le « sixième élément », autrement connu sous le nom de Chair.

Ils étaient cinq à l'aube du monde. Le feu, l'eau, la terre, l'air et la lumière. L'obscurité s'est transformée en jour et le vide a pris forme. Dissimulé en raison de sa propre conscience de soi, était le sixième, contenant en lui les cinq qui lui avaient donné naissance. La chair ! Viande dotée du désir de consumer comme le feu... Le sang, nutriment liquide, océan projetant les perles de vie sur les rivages de l'existence... Les os, branches et pierres du corps, qui donnent forme et structure... Le souffle, enfant de l'air, qui permet le mouvement et l'éveil de l'esprit... Et enfin, la lumière de la chair, l'illumination de l'âme... perception, pensée, mémoire, imagination...Relmyna Verenim, 3E 433

Pratique

La magie de chair comprend deux pratiques distinctes suivant si la chair travaillée est vivante ou morte.

Le travail de la chair vivante remonte au moins aux Ayléides qui l'utilisent sur leurs esclaves[2] dans une optique "artistique"[3]. Par la suite, cette technique devient l'apanage des sculpteurs de visages. Discipline à la fois magique et profane, la sculpture sur visage se retrouve un peu partout en Tamriel. Ainsi, il existe une université de chirurgie à Havrebrume dans l'Archipel du Couchant et des spécialistes rougegardes de la technique dans l'archipel de Nohotogrha en Martelfell[4].

Le travail de la chair morte se rapproche de la Nécromancie. Il consiste à lier une âme, généralement le vestige daedrique[5], à un amalgame de viande par le biais d'un rituel[6].

Histoire

Si les Ayléides semblent être les premiers à utiliser cette magie[3], on en trouve également trace chez les Nèdes de Raidelorn. Lors des invasions Ra Gada en 1E 808[7], une mage utilise le sacrifice volontaire de quatre habitants de sa ville assiégée pour créer un atronach de chair expérimental[8]. Cela semble être lié au Culte des étoiles puisque l'une des Magne-Ge, Xéro-Lyg, est appelée l'"étoile noire de la chair"[9].

Au cours de la Deuxième ère, Mannimarco expérimente la magie de chair avant son expulsion de l'Ordre Psijique. Sur l'île d'Artaeum, il crée le premier colosse de chair dans un laboratoire isolé avant d'être découvert puis exilé. Par la suite, la magie de chair et l'invocation d'atronach se répand fortement lors des évènements de la Coalescence[8] avant de tomber dans l'oubli[6].

Durant la Troisième ère, une membre de la Guilde des Mages mène des recherches sur la chair. Face aux extrémités de ses expériences, elle est expulsée de la guilde mais trouve refuge dans le royaume de Sheogorath pour continuer son travail. Là, elle atteint le clou de ses recherches et crée le Gardien de l'Orée, un atronach de chair colossal chargé de garder les Portes de la Folie[6].

Au cours de la Quatrième ère, un ancien aventurier entreprend d'essayer de ressusciter sa soeur. Ayant découvert un ancien texte aldmeri traitant de la magie de chair[1], il assassine plusieurs jeunes femmes de la ville de Vendeaume afin de récupérer des parties de leurs corps pour un rituel chargé de la ramener à la vie mais il est finalement découvert et exécuté[4].

Galerie

Notes et références

Apparitions

Références