Grises-Barbes

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Grises-Barbes
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Un Grise-Barbe utilisant la voix

Présentation
Type de faction Ordre monastique
Création ~1E 407
Fondateur Jurgen Parlevent
Siège Haut Hrothgar, Bordeciel
Politique
Idéologie Art de la Voix
Opposition Lames, Phalène Ancestrale

Les Grises-Barbes sont des moines contemplatifs de Bordeciel, adeptes de l'Art de la Voix ou Thu'um dans une perspective de sagesse et de paix. Le Thu'um consiste à utiliser la puissance et l'expérience recelées dans les mots de la langue draconique. Contrairement aux Dragons ou aux Dovahkiins, qui maîtrisent le Thu'um instinctivement, les humains ne peuvent acquérir la discipline nécessaire que par un long apprentissage. Les humains qui savent utiliser le Thu'um sont appelés des Langues et se distinguent des Dovahkiins par le fait qu'ils ne peuvent pas absorber l'âme d'un dragon décédé. Les Grises-Barbes sont donc tous des Langues expérimentés et extrêmement puissants, disponibles pour enseigner le Thu'um aux Nordiques suffisamment motivés pour l'apprendre.

Histoire

L'origine des Grises-Barbes se trouve indirectement dans la Guerre draconique qui oppose les Nordiques aux Dragons à la fin de l'Ère Méréthique. A cette époque, les dragons, avec à leur tête Alduin et son frère Paarthurnax, utilisent leur souffle comme une source magique puissante, et les humains, en infériorité, sont contraints à la soumission. La déesse Kyne, prise de pitié et soucieuse de justice, commande à Paarthurnax d'enseigner aux Nordiques l'art d'utiliser leur voix comme les dragons. L'art de la Voix, ou Thu'um, est né[1].

Les Humains parviennent à chasser les Dragons de Tamriel grâce à leur Thu'um[2] et poursuivent leur expansion jusqu'en Morrowind, au début de l'Ère Première. L'un des héros de cette armée de Langues, Jurgen Parlevent, subit une défaite cinglante en 1E 400 au Mont Écarlate, qui met fin à ses campagnes militaires. Il décide de s'exiler et de vivre en ermite pendant sept années pour méditer sur le sens de ce Thu'um guerrier. Il conclut que sa défaite était une punition divine pour avoir utilisé la Voix à des fins de domination et de destruction, comme les dragons avant eux.

Il revient en Bordeciel avec dix-sept de ses anciens camarades de bataille, devenus ses disciples. Ils construisent le monastère du Haut Hrothgar, presque au sommet de la Gorge du Monde, le pic montagneux le plus élevé de Tamriel. Jurgen Parlevent choisit cet endroit parce que le Thu'um vient du ciel et que l'altitude rapproche du Ciel, et également parce que dans la mythologie nordique, la Gorge du Monde est la création de la déesse Kyne.

Il choisit d'y enseigner l'art du Thu'um pacifique[1], et retrouve Paarthurnax, qui déclare avoir lui aussi abandonné les ambitions belliqueuses et dominatrices de son frère Alduin, et souhaite méditer en paix.

L'art de la Voix est donc l'alliance des capacités des humains nordiques avec celles des Dragons, et les Grises-Barbes un ordre fondé par un Nordique et un Dragon. Il se situe symboliquement entre la terre, royaume des humains, et le ciel, royaume des Dragons. Paarthurnax, désormais chef spirituel des Grises-Barbes, s'installe au sommet de la montagne, encore plus haut que le monastère, où il est protégé des indiscrétions et des visiteurs par des vents glaçants et des brouillards opaques que seul un Thu'um peut disperser.

L'histoire du Thu'um et de Jurgen Parlevent est contée sur dix emblèmes qui jalonnent le parcours menant au Haut-Hrothgar, appelé "les sept mille marches", et constituent un chemin de pèlerinage[3].

Vocation

Nous communions ici avec la Voix du Ciel et tentons d'atteindre l'équilibre entre nos forces intérieures et extérieures"— Arngeir, porte-parole des Grises-Barbes du Haut-Hrothgar, 4E 201

Les moines Grise-Barbes, ainsi nommés à cause de leurs robes grises et de leurs longues barbes de la même couleur, vivent une existence recluse consacrée à la méditation et à la pratique du Thu'um. Ils ont aussi pour rôle d'enseigner le Thu'um à des fins pacifiques aux Nordiques qui le souhaitent, car en principe n'importe quel Nordique est à même de l'apprendre. Les candidats sont cependant rares, car l'apprentissage nécessite du temps et de l'effort. De surcroît, les moines sont pour la plupart contraints au silence absolu en dehors de leurs exercices planifiés, car leur Thu'um est si puissant qu'il pourrait tuer leur interlocuteur en un souffle.

Le Haut-Hrothgar est le seul endroit où un humain peut apprendre le Thu'um. Tiber Septim avait en son temps créé une Académie de l'Art de la Voix à Markarth, mais selon certains témoignages écrits, le corps enseignant n'y était pas des plus sérieux ni des plus compétents[1]. Cette institution a donc disparu rapidement.

Un des étudiants notables du monastère fut Ulfric Sombrage, à l'Ère Quatrième.

Les Grises-Barbes ont également pour mission d'accompagner et guider les Enfants de Dragon - les Humains nés avec du sang draconique, chez qui le Thu'um est un don inné. Ils les consacrent selon un rituel précis, avec la formule[4] :

La Couronne de fureur a longtemps attendu une tête digne sur laquelle reposer. Vous êtes maintenant Ysmir, le Dragon du Septentrion, entendez-le.— Formule rituelle d'intronisation d'un Dovahkiin par les Grises-Barbes

Ils les aident à apprivoiser ce don et à l'utiliser à bon escient. Ils leur indiquent également les endroits où ils pensent que de nouveaux mots de puissance peuvent être cachés, au fond des anciennes cryptes nordiques.

Ils accueillent ainsi Tiber Septim à la Deuxième Ère, ainsi que le Dovahkiin apparu en 4E 201.

Spiritualité et doctrine

La spiritualité des Grises-Barbes est principalement basée sur l'acceptation de ce qui est. Ils considèrent que les êtres du Mundus ne sont pas aptes à juger de ce qui est souhaitable ou pas, et prônent la non-interférence dans le déroulement des évènements.

Si le monde doit s'éteindre, qu'il s'éteigne. Il renaîtra. Mais il apparaît clairement que l'ordre naturel des choses sera restauré, d'une manière ou d'une autre.— Arngeir, dans une conversation avec le Dovahkiin, 4E 201

Ils sont en cela diamétralement opposés à l'attitude interventionniste et favorable au changement prônée par l'Ordre Psijique.

Ils estiment également que les Dragons ont parfaitement droit de cité et qu'ils doivent cohabiter avec les autres êtres vivants en Tamriel. Ils se heurtent ainsi à la raison d'être des Lames, qui est précisément, à la Quatrième Ère, l'extermination des Dragons. Seule leur nature profondément pacifiste les empêche d'entrer avec eux dans un conflit ouvert.

Les dragons ont leur place dans ce monde. Les Lames voulaient changer cet ordre naturel en éradiquant les dragons, et ce pour leurs propres besoins.— Arngeir, dans une conversation avec le Dovahkiin, 4E 201

Les Lames, de leur côté, estiment que la posture pacifiste de Paarthurnax est feinte et qu'il n'attend que l'extermination d'Alduin pour reprendre sa place et chercher de nouveau à asservir les humains.

Enfin les Grise-Barbes se montrent méprisants vis-à-vis des Parchemins des Anciens, qu'ils qualifient de blasphématoires. Ils s'opposent en cela à la Phalène Ancestrale, ordre cyrodiilien principalement consacré à la lecture et à l'étude de ces Parchemins.

Interventions et influences

En Bordeciel, les Grises-Barbes représentent une institution tenue en haut respect par tous les habitants de toutes les provinces, et leur territoire est considéré comme neutre et sûr. Il n'est donc pas surprenant que leur assistance soit sollicitée dans la résolution des conflits. Malgré leur réticence à intervenir dans le cours de l'histoire, les Grises-Barbes ont parfois accepté de déroger à leurs principes.

Vers 2E 600, les Grises-barbes ont accepté de rappeler Wulfharth, le Roi des cendres de Sovngarde, pour qu'il prête main-forte à Jorunn, le Roi des Scaldes et futur Haut-Roi de Vendeaume, dans le conflit qui l'opposait aux Akavirois[5].

En 4E 201, ils acceptent d'organiser une réunion de médiation entre les protagonistes de la Guerre civile en Bordeciel afin de négocier une trêve qui permette de consacrer les forces disponibles à la lutte contre Alduin[4].

Ils acceptent également, sur décision de Paarthurnax, de fournir au Dovahkiin les moyens d'apprendre un cri très ancien : le Fendragon. Particulièrement destructeur envers les Dragons, ce Thu'um était banni des pratiques depuis longtemps[4].

Une fois Alduin vaincu, Paarthurnax annonce sa décision de sortir de son isolement et de partir enseigner l'Art de la Voix sous sa forme pacifique à ses congénères Dragons, comme il l'avait fait avec les humains[4].

Galerie

Notes et références