Indoril Nérévar

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Disambig colour.png Cet article concerne Indoril Nérévar. Pour la prophétie du Nérévarine, voir Nérévarine.
Indoril Nérévar Mora
Description de cette image, également commentée ci-après

Saint Nérévar

Biographie
Naissance Date inconnue
Décès 1E 700, Mont Écarlate
Race Chimer
Sexe Homme
Fonctions
Affiliation Resdayn
Titre(s) et désignation(s) Roi de Resdayn
Héraut de la voie Triune
Grand Khan
Le Tueur de Dieux

Indoril Nérévar Mora[1], également connu sous les noms de Nérévar le Capitaine[2], Nérévar Astre-Lune[3] ou encore Nérévar le Tueur de dieu[4], était chef de guerre et grand khan des maisons Chimer, puis dirigea les terres de Resdayn avec le Dwemer Dumac Nain-Orque pour unifier leurs deux peuples.

La guerre du Premier Conseil

Quand le peuple Chimer s'installa sur la contrée de Resdayn, ancien nom de Morrowind, guidé par le prophète dissident Veloth, il entra immédiatement en guerre avec les Dwemers, aux croyances différentes. Parallèlement, les clans Chimers, sans l'autorité d'un seul dirigeant, entretenait des affrontements internes perpétuels.

Mais ces conflits ancestraux finirent par s'estomper quand une menace bien plus grande encore fit son apparition : des hordes de Nordiques venus de l'ouest[5].

C'est alors que Nérévar, un chef de guerre chimer, demanda à un forgeron dwemer de lui confectionner un anneau pourvu de puissants pouvoirs de persuasion, et que seul Nérévar pourrait porter, sous peine de perdre la vie. Il fut nommé Astre-Lune. L'anneau lui permit d'unifier tous les clans Chimers, et d'en prendre la tête en tant que grand khan[6][7].

Une fois doté de l'autorité suffisante, Nérévar conclut une paix provisoire avec le roi Dwemer, Dumac Nain-Orque, pour repousser l'envahisseur. Les deux héros parvinrent à sauver leurs terres grâce aux efforts combinés des deux peuples. Se posa alors de nouveau la question de la paix entre eux. Pour profiter de l'avis de ses amis les plus sages, Nérévar fonda le Premier Conseil, constitué d'un certain nombre de conseillers dont les plus importants furent les Tribuns Almalexia, son épouse, Sotha Sil et Vivec. Alors, malgré l'opinion générale favorable à l'annexion totale de Resdayn, le roi préféra la voie pacifique et instaura avec son nouvel ami Dumac une paix fragile.

Cette situation précaire perdura un moment, jusqu'à ce qu'un seigneur Chimer du nom de Dagoth-Ur ne vienne la perturber. Il jura à Nérévar avoir découvert la source du pouvoir secret et sacrilège des Dwemers : le légendaire Cœur de Lorkhan, que les frères de Dumac avaient utilisé pour devenir immortels et ainsi échapper à l'emprise des dieux. En fait, l'un de leurs grands prêtres, Kagrénac, était en train de concevoir un nouveau dieu afin que les Dwemers puissent s'approprier Resdayn.

Les Tribuns poussèrent leur seigneur à déclarer de nouveau la guerre et Nérévar hésita, troublé qu'il était par ce qu'il venait d'apprendre. Il alla trouver son vieil ami Dumac, à qui il demanda si les allégations de Dagoth-Ur étaient fondées. Mais Kagrénac et les grands prêtres dwemers n'avaient pas parlé de leur nouveau dieu à leur roi, aussi ce dernier affirma-t-il à Nérévar que les Dwemers étaient innocents du crime dont on les accusait. Ne parvenant pas à dissiper le malaise qu'il éprouvait, Nérévar fit un pèlerinage à Holamayan, temple sacré d'Azura, qui lui confirma que Dagoth-Ur avait dit la vérité et que le nouveau dieu des Dwemers devait être détruit afin de protéger, non seulement Resdayn, mais le monde tout entier. Quand Nérévar revint faire part à ses conseillers des dires de la déesse, sa reine et ses généraux l'encouragèrent une nouvelle fois à reprendre les hostilités.

C'est ainsi que Nérévar se rendit en Vvardenfell, au Mont Écarlate, à la tête de son armée, pour défier une dernière fois Dumac d'abandonner son projet dément au nom de leur amitié. Mais Dumac, toujours ignorant, ne put répondre que par la force. Pendant que le gros des troupes s'affrontaient à l'extérieur, sous l'égide de leurs commandants respectifs, Nérévar et Dagoth Ur se rendirent en secret jusqu'à la Chambre du Coeur. Là, Nérévar affronta Dumac jusqu'à ce que tous deux s'effondrent, mortellement blessés. Dagoth-Ur tua Kagrénac et prit sur lui des outils utilisés par les Nains pour s'emparer des pouvoirs du Coeur. Ils furent perdus par la suite, provoquant la disparition immédiate de la totalité des Dwemers encore en vie.

Mais avant leur disparition, les Tribuns utilisèrent leurs pouvoirs pour s'octroyer l'immortalité divine et fondèrent un nouveau culte, le Temple.

Sa mort

Plusieurs versions diffèrent sur les causes de la mort de Nérévar, selon le point de vue, et selon les intérêts des personnes concernées.

Apogryphe

Représentation du meurtre de Nérévar

Une première version, la plus probable, vient des récits transmis de génération en génération au sein des tribus cendraises de Vvardenfell, depuis la guerre du Premier Conseil. Les Cendrais attribuent cette histoire à Alandro Sul, bouclier de Nérévar, qui vint vivre chez les Cendrais après la mort de Nérévar et durant l'ascension du Temple.

Selon elle, Indoril Nérévar aurait été assassiné par ses propres conseillers, les Tribuns[8][9].

Après que Nérévar ait expliqué à sa reine et ses généraux ce qui s'était passé dans les profondeurs du Mont Écarlate et comment les Dwemers avaient utilisé des outils spéciaux et le Coeur de Lorkhan pour devenir immortels, les Tribuns décidèrent que les Chimers devaient apprendre à contrôler ce pouvoir afin que Nérévar puisse s'emparer de Resdayn et du reste du monde pour son peuple. Surpris par cette réaction qu'il ne souhaitait pas, Nérévar demanda à sa reine et ses généraux de l'aider à invoquer Azura encore une fois afin de lui demander conseil. Mais les Tribuns étaient devenus aussi cupides que Kagrénac en entendant parler des pouvoirs du Coeur, qu'ils désiraient désormais pour eux seuls. Ils exécutèrent le rituel souhaité par Nérévar, sauf qu'Almalexia alluma des bougies toxiques, que Sotha Sil donna à son seigneur une robe empoisonnée et que Vivec récita des invocations mortelles.— Auteur inconnu, Nérévar au Mont Ecarlate

Hiérogryphe

Une deuxième version vient des écrits des prêtres du Temple. Elle est probablement erronée, du fait de la volonté du Temple de rejeter la faute sur l'un des généraux de Nérévar pour laver les Tribuns de tout soupçon. C'est en effet Dagoth Ur, rendu fou par les outils de Kagrénac, qui aurait tué son roi pour profiter seul de leurs pouvoirs[10].

Par chance, les Dwemers sans dieux furent vaincus jusqu'au dernier et leurs alliés dispersés, mais, mortellement blessé lors du combat par le perfide Dagoth Ur, Nérévar dut ressortir du mont Ecarlate. Il succomba peu après, subsistant juste assez longtemps pour être témoin de l'avènement d'ALMSIVI et confier la protection des Dunmers aux Tribuns, à leur Temple et à tous les saints.— Auteur inconnu, Saint Nérévar

Vivec

Une dernière version vient de Vivec lui-même, l'un des Tribuns. Il est cependant impossible de savoir si ce témoignage est partagé par les deux autres membres du Tribunal, Vivec ayant été le seul à communiquer sa vision.

Les Dwemers étaient bien défendus dans leur forteresse du mont Ecarlate, mais Nérévar attira la majorité des armées de Dumac à l'extérieur par la ruse, tandis que Nérévar lui-même s'infiltrait dans la montagne pour se rendre à la Chambre du Coeur avec Dagoth Ur et quelques autres compagnons. Là, il affronta Dumac jusqu'à ce que tous deux s'effondrent, mortellement blessés.— Malur Omayn, La Bataille du Mont Ecarlate

Si ce passage est identique à celui de l'histoire cendraise, où Nérévar sort aussi mortellement blessé du combat contre Dumac, il n'apporte pas plus de précisions sur les causes de la mort du roi Chimer, pour éviter d'avouer directement son assassinat[11].

Néanmoins, Vivec finit par avouer le meurtre lors de son procès[12].

En tant que Vehk et Vehk, par la présente je répondrai, ma droite et ma gauche, avec Mains Noires. Vehk le mortel a tué l'Hortator. Vehk le Dieu non, et le reste en est comme il est écrit. Et pourtant ces deux sont le même être. Et ne le sont pas, sauf pour un seul instant rouge. Vous savez que je réponds avec ma Face d'Eau et donc ne puis arriver à mentir.— Vivec, TES:Procès de Vivec

L'apothéose du Tribunal lui permettant de réécrire son passé, on peut en conclure que probablement toutes les versions sont vraies suivant dans quelle réalité on se place.

La prophétie du Nérévarine

Qu'elle que soit la cause véritable de la mort de Nérévar, Azura punit les Tribuns pour leur traîtrise, leur cupidité ou leur fourvoiement en transformant les Chimers en Dunmers. Elle jura également que l'honneur du grand khan serait vengé.

Cette prophétie millénaire dit que sept malheurs annonceraient la venue de la réincarnation d'Indoril Nérévar, et qu'il traverseraient sept épreuves avant d'être libéré du fardeau de sa destinée. Ce héros se nommerait le Nérévarine et ne connaîtrait ni le poids des âges ni celui des maladies[13][14].

Culte

Saint Nérévar accorde l'Esprit de Nérévar, pour fortifier la vigueur du corps.— Auteur inconnu, Les Consolations de la prière

Indoril Nérévar est saint patron des guerriers et des hommes d’État dans le culte du Temple des Tribuns de Morrowind, bien que la prophétie du Nérévarine ne soit pas reconnue par ce dernier.

Il est également le saint patron de la Maison Rédoran[15].

Il apparaît dans un conte traditionnel, Les Prières de Baranat, où il accorde une force incroyable à un jeune garçon partit libérer une dame prise en otage par des bandits.

Relations

Nérévar fut l'époux d'Almalexia, l'une des membres du Premier Conseil. Lors de leur mariage au début de la Première Ère, l'ami de Nérévar, Dumac, leur confectionna deux épées jumelles légendaires : l'une, Viveflamme, revint à Nérévar. L'autre, Vifespoir, appartint à sa femme.

Notes et références