Journal de messire Amiel : Différence entre versions

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Version du 3 septembre 2017 à 21:00

Média d'origine : TES 4 : Oblivion

Par Amiel Lannus, 3E 153


Ce journal est le récit d'un échec, de mon échec.

Dans un certain sens, c'est parfaitement évident. Si vous lisez ceci, vous vous tenez probablement au-dessus de mon corps enfoui dans les profondeurs de l'Autel du Croisé. Il est vrai que je n'en suis pas digne mais, avant de mourir les dieux m'accorderont peut-être la faveur d'apercevoir le casque. Je dois croire que vous êtes le chevalier qui suit mes traces dans la quête des Reliques du Croisé. C'est à vous que j'adresse ces mots. Puisse le récit de mes erreurs vous éviter mon funeste destin.

Sachez que mes erreurs englobent bien plus que ma propre mort (qui n'a que peu d'importance à la fin d'une longue vie). Les idéaux élevés des Chevaliers des Neuf, au service des dieux et non des hommes, dévoués à un but supérieur, je ne les ai point atteints, ainsi que je le rapporte ici.

Alors que j'écris ceci, on n'entend que le grattement de ma plume dans le prieuré désert. Je m'apprête à embarquer pour mon ultime quête du Casque du Croisé. Je sais que je n'ai que peu de chances de réussir, je suis trop vieux pour cela. Cette quête aurait dû revenir à la génération suivante de Chevaliers des Neuf, pendant que Caius et Berich et tous les autres se seraient contentés de raconter leurs exploits des jours glorieux. Hélas, il n'y a pas de génération suivante. Messire Berich est devenu mon ennemi et tous mes vieux compagnons sont morts. Il ne reste plus que moi, vieux chevalier obstiné d'un ordre déchu.

J'ai longtemps blâmé messire Berich d'avoir dissous l'Ordre, mais l'âge venant, je dois reconnaître ma propre responsabilité dans ces tragiques événements. Aujourd'hui, je pense que les germes de notre destruction ont été semés il y a longtemps, bien que les fruits n'eussent mûri que bien plus tard. Dès les premiers jours de la quête de la cuirasse avec messires Caius et Torolf, je ne recherchais que ma propre gloire. Je m'appropriai la cuirasse, je la revêtis pendant les batailles et je reçus les louanges de mes compagnons pour l'avoir retrouvée. Oui, c'est ainsi que les choses se passèrent. L'épée et les jambières retrouvées par messire Berich devinrent ses armes personnelles, comme les gantelets de messire Casimir. Et pourquoi pas ? Les armes sacrées allaient-elles rester inutiles alors que le mal devait être combattu et vaincu ? Et qui était plus qualifié pour les porter que les chevaliers qui avaient été jugés dignes de les retrouver ? C'est ce que nous nous disions et tout ce qui s'en suivit provenait de là.

Quand messire Berich désira emporter ses reliques à la guerre, de quel droit pouvais-je le lui interdire ? Moi, qui m'étais jalousement approprié la cuirasse ? Messire Berich avait tort, mais moi aussi, et le blâme de la dispute à propos des reliques doit retomber sur moi, le chef et le fondateur des Chevaliers. J'aurais dû être exemplaire mais j'ai été le premier à m'emparer d'une relique.

Je laisse aux autres le soin de juger les actions ultérieures de messire Berich, mais il faut que l'on sache que je ne le blâme point pour la dissolution des Chevaliers. Je le lui dirais moi-même s'il consentait à me parler. Lui et moi sommes les seuls survivants des premiers Chevaliers. Après la mort des autres, j'ai consacré ma vie à retrouver leurs corps et à leur donner une sépulture digne d'eux dans la crypte du prieuré. C'est grande pitié qu'ils n'aient pas eu le chef qu'ils méritaient.

Il est temps pour moi de partir en quête du casque. Si vous désirez suivre mes pas, chevalier, sachez que la cave du prieuré doit rester inviolée. J'ai scellé l'escalier et seul mon anneau est capable de l'ouvrir. Mes compagnons reposeront en paix en compagnie de la cuirasse, la seule relique restant sous la garde de l'Ordre. Bien que l'Ordre soit dissous, je dis cela dans l'espoir que les Chevaliers des Neuf renaîtront un jour. C'est peut-être à vous que reviendra la tâche de restaurer l'Ordre. Si tel est le cas, allez au prieuré du Weald occidental et utilisez mon anneau pour pénétrer dans les sous-sols. Vous y trouverez la cuirasse et vous la prendrez, si vous êtes un véritable chevalier.

Puissent les Neuf vous protéger et vous guider. Adieu.


Messire Amiel
Prieuré des Neuf
Weald occidental
Comté de Skingrad
En l'an 153 de l'ère de Septim