Papiers privés de Galur Rithari : Différence entre versions

De La Grande Bibliotheque de Tamriel
Aller à : navigation, rechercher
 
 
(9 révisions intermédiaires par 4 utilisateurs non affichées)
Ligne 1 : Ligne 1 :
Papiers privés de [[Galur Rithari]], Exalté<BR>
+
{{CommentairesAuSurvol}}
 +
{{Book|developpeur=|auteur=|titre auteur=|date=|source={{média|Morrowind}} - {{média|Online}}|commentaire=Des extraits de ce texte sont disponibles dans Morrowind. TES Online rajoute des détails sur la contamination de Rithari ainsi que sa vie avec la malédiction.|resume=|sous titre=|auteurIRL=|dateIRL=|langue=}}
  
<BR><BR>
+
Jadis, j'étais tenu en haute estime. En tant que champion très en vue des Exaltés, j'ai fait l'honneur de ma famille et on respectait mon nom. Je m'attendais à finir mes jours au service de mon seigneur Vivec et du Tribunal sans remords ni regret. Je pensais que ma fin serait glorieuse, honorable, digne des chansons, que je la trouverais au combat. Je me trompais du tout au tout.
[Manuscrits écrits à la main et reliés entre eux. Extraits.]<BR><BR>
 
  
" Seul et terrassé par le nombre, je me suis rendu à mon adversaire. La créature était vêtue comme un gentilhomme et j'espérais qu'elle me traiterait honorablement. Au lieu de quoi je me suis retrouvé festin d'un [[Vampire|monstre buveur de sang]]. "<BR>
+
Étant donné ce qu'on savait de Bal Ur, j'aurais dû m'attendre à ce que notre ennemi agisse rapidement contre ce qui fut mon dernier poste. Les vampires du clan [[Aundae]] cherchaient activement à récupérer les lieux qui leur étaient importants, eut égard à leur héritage. Ils s'abattirent sur nous sans un bruit, terrassant par surprise la plupart des guerriers sous mon commandement avant qu'une de nos lames quitte son fourreau. Ma réponse fut inadéquate et, pour cette raison, j'ai le sang de nombre d'Exaltés respectés sur les mains.
<BR>
 
" Honteux de ma corruption et désespérant de mes chances de survie, j'ai accepté passivement mon intégration graduelle au sein du [[clan]] Aundae. Mes proies n'étaient que des animaux, pas des humains, et je vivais à l'écart du reste du clan. Mais malgré cela, j'ai abandonné tout espoir et je me suis mis à vivre comme une bête. "<BR>
 
<BR>
 
" Obsédé par les souvenirs de ma vie passée, je me suis rendu à [[Bal Ur]], j'avais été posté, dans l'espoir, sans doute, de me faire pardonner certains de mes crimes en dévorant quelques-uns des monstres qui y résident ou en périssant sous leurs coups. C'est là que j'ai adressé une supplique à [[Molag Bal]], Roi des Troubles, devant un autel situé loin en dessous de la chapelle des pèlerins. A ma grande surprise (et à ma grande terreur !), Molag Bal ou l'un de ses agents ou aspects, m'a proposé de me soigner du vampirisme en échange d'une faveur. Bien que sachant que cela ne suffirait pas à sauver mon âme, j'ai accepté cette quête. "<BR> 
 
<BR>
 
[Rithari, [[Magie|gemme spirituelle]] maudite d'étrange nature, récupérée dans une profonde caverne sur la face nord de [[Dagoth Ur]]. Reste à l'amener à Bal Ur, à l'autel de Molag Bal.]<BR>
 
<BR>
 
" J'ai déposé la gemme dans le bassin placé sur l'autel et j'ai immédiatement ressenti une vive souffrance et une terreur telle que je ne puis l'exprimer à l'aide de mots, sauf en disant que j'ai eu par la suite l'impression que je m'étais endormi et que j'avais été déchiqueté lors d'un épouvantable cauchemar par des milliers de petits poignards maniés depuis l'intérieur de mon estomac. Je me suis réveillé à côté de l'autel et, quand je me suis miré dans la lame de mon épée, j'ai vu que j'étais redevenu normal et que je n'avais plus rien d'un monstre aux dents acérées et aux yeux vides. "<BR>
 
  
[[Catégorie:Livres]]
+
{{commentaire|texte=Extraits de Morrowind}}En infériorité numérique et isolé, je me suis rendu. La créature étant vêtue comme un gentilhomme, j'espérais un traitement honorable. En fait, je me suis retrouvé à servir de repas à un monstre buveur de sang.{{commentaire|end}}
[[Notes et journaux]]
+
 
 +
Les jours ont passé dans les profondeurs de Bal Ur. Durant le délire provoqué par mon agonie, j'ai commencé à rêver. Au début, c'était divin. Je sentais la brise côtière chaude de Vivec, intacte de l'ombre de Baar Dau. L'amour et la bonté m'entouraient, et je voyais le visage radieux de mon seigneur Vivec approcher. J'eus une sensation de pardon et de paix, mais, au fur et à mesure qu'il s'approchait, il se déformait en une vision putride, en quelque chose de si vil qu'aucune parole ne saurait l'exprimer. Bientôt, je reconnus le rictus impitoyable de Molag Bal juste après, ses griffes s'enfoncèrent dans mon coeur. La frayeur me réveilla, tremblant et plus froid que la pierre. Mais, c'est l'absence de battement dans ma poitrine qui me révéla mon affliction. Ma maladie.
 +
 
 +
{{commentaire|texte=Extraits de Morrowind}}Honteux d'une telle corruption, et désespérant de mon ancienne vie, je me suis laissé intégrer dans les affaires du clan Aundae, passivement. Je ne me repaissais d'aucun être [[humain]], seulement de bêtes, et je me tenais à  l'écart des autres membres du clan. Quoi qu'il en soit, je perdis espoir et j'adoptai un mode de vie bestial.{{commentaire|end}}
 +
 
 +
À présent, je cherche à me soulager de ma soif. Je dois me repaître du fluide vital des mortels pour calmer cette sensation tenaillante, mais cela condamnerait un autre innocent à la mort, ou pire. Je préférerais encore me jeter dans les flammes du Mont Écarlate. Malheureusement, j'ignore combien de temps la répugnance que je m'inspire fera barrage à cette soif. Les choses ne peuvent pas continuer ainsi. Je dois faire quelque chose. Mais, quoi ?
 +
 
 +
Ashalmawia. Le Culte du Ver a revendiqué ces ruines, et mon clan désapprouve. Ils parlent de rituels et d'offrandes dans le sanctuaire, pour s'attirer les bonnes grâces du seigneur des Troubles. Je partage le dégoût de mes semblables face à ces actes, mais pour des raisons différentes. Je me suis porté volontaire pour veiller sur Ashalmawia et j'ai pris congé de mon clan avec guère plus qu'un acquiescement de leur part.
 +
 
 +
Je ne dois pas m'habituer à ça. Il est facile de considérer ces adeptes comme de la vermine, mais les avoir tué ne me rend pas moins monstrueux qu'eux. Leur sang est un véritable baume, il dissipe ma souffrance, la mue en vigueur et en béatitude. Ce n'est qu'une fois ces sensations consommées que l'horreur de ce que j'avais fait m'a saisi. Si je trouve ma fin en ce lieu, elle sera méritée.
 +
 
 +
Non, il serait plus juste que ma misérable existence prenne fin là où elle a commencé. Dans mon tourment, mes pensées retournent toujours à Bal Ur. Peut-être devrais-je m'y rendre ?
 +
 
 +
{{commentaire|texte=Extraits de Morrowind}}Obsédé par les souvenirs de ma vie passée, je me suis rendu à Bal Ur, où j'avais été posté, dans l'espoir, sans doute, de me faire pardonner certains de mes crimes en dévorant quelques-uns des monstres qui y résident ou en périssant sous leurs coups. C'est là que j'ai adressé une supplique à [[Molag Bal]], Roi des Troubles, devant un autel situé loin en dessous de la chapelle des pèlerins. A ma grande surprise (et à ma grande terreur !), Molag Bal ou l'un de ses agents ou aspects, m'a proposé de me soigner du vampirisme en échange d'une faveur. Bien que sachant que cela ne suffirait pas à sauver mon [[âme]], j'ai accepté cette quête.{{commentaire|end}}
 +
 
 +
{{commentaire|texte=Extraits de Morrowind}}[Rithari, [[gemme spirituelle]] maudite d'étrange nature, récupérée dans une profonde caverne sur la face nord de [[Dagoth-Ur]]. Reste à l'amener à Bal Ur, à l'autel de Molag Bal.]{{commentaire|end}}
 +
 
 +
{{commentaire|texte=Extraits de Morrowind}}J'ai déposé la gemme dans le bassin placé sur l'autel et j'ai immédiatement ressenti une vive souffrance et une terreur telle que je ne puis l'exprimer à l'aide de mots, sauf en disant que j'ai eu par la suite l'impression que je m'étais endormi et que j'avais été déchiqueté lors d'un épouvantable cauchemar par des milliers de petits poignards maniés depuis l'intérieur de mon estomac. Je me suis réveillé à côté de l'autel et, quand je me suis miré dans la lame de mon épée, j'ai vu que j'étais redevenu normal et que je n'avais plus rien d'un monstre aux dents acérées et aux yeux vides.{{commentaire|end}}
 +
 
 +
[[Catégorie:Livres]]
 +
[[Catégorie:Livre : Journaux]]
 +
 
 +
[[en:Galur Rithari's Papers]]

Version actuelle datée du 10 mars 2021 à 14:09

Magnify-clip.png Pour ce texte, des commentaires apparaissent au passage du curseur sur les parties de texte soulignées.
Média d'origine : Morrowind - TES Online
Commentaire : Des extraits de ce texte sont disponibles dans Morrowind. TES Online rajoute des détails sur la contamination de Rithari ainsi que sa vie avec la malédiction.


Jadis, j'étais tenu en haute estime. En tant que champion très en vue des Exaltés, j'ai fait l'honneur de ma famille et on respectait mon nom. Je m'attendais à finir mes jours au service de mon seigneur Vivec et du Tribunal sans remords ni regret. Je pensais que ma fin serait glorieuse, honorable, digne des chansons, que je la trouverais au combat. Je me trompais du tout au tout.

Étant donné ce qu'on savait de Bal Ur, j'aurais dû m'attendre à ce que notre ennemi agisse rapidement contre ce qui fut mon dernier poste. Les vampires du clan Aundae cherchaient activement à récupérer les lieux qui leur étaient importants, eut égard à leur héritage. Ils s'abattirent sur nous sans un bruit, terrassant par surprise la plupart des guerriers sous mon commandement avant qu'une de nos lames quitte son fourreau. Ma réponse fut inadéquate et, pour cette raison, j'ai le sang de nombre d'Exaltés respectés sur les mains.

Extraits de MorrowindEn infériorité numérique et isolé, je me suis rendu. La créature étant vêtue comme un gentilhomme, j'espérais un traitement honorable. En fait, je me suis retrouvé à servir de repas à un monstre buveur de sang.

Les jours ont passé dans les profondeurs de Bal Ur. Durant le délire provoqué par mon agonie, j'ai commencé à rêver. Au début, c'était divin. Je sentais la brise côtière chaude de Vivec, intacte de l'ombre de Baar Dau. L'amour et la bonté m'entouraient, et je voyais le visage radieux de mon seigneur Vivec approcher. J'eus une sensation de pardon et de paix, mais, au fur et à mesure qu'il s'approchait, il se déformait en une vision putride, en quelque chose de si vil qu'aucune parole ne saurait l'exprimer. Bientôt, je reconnus le rictus impitoyable de Molag Bal juste après, ses griffes s'enfoncèrent dans mon coeur. La frayeur me réveilla, tremblant et plus froid que la pierre. Mais, c'est l'absence de battement dans ma poitrine qui me révéla mon affliction. Ma maladie.

Extraits de MorrowindHonteux d'une telle corruption, et désespérant de mon ancienne vie, je me suis laissé intégrer dans les affaires du clan Aundae, passivement. Je ne me repaissais d'aucun être humain, seulement de bêtes, et je me tenais à  l'écart des autres membres du clan. Quoi qu'il en soit, je perdis espoir et j'adoptai un mode de vie bestial.

À présent, je cherche à me soulager de ma soif. Je dois me repaître du fluide vital des mortels pour calmer cette sensation tenaillante, mais cela condamnerait un autre innocent à la mort, ou pire. Je préférerais encore me jeter dans les flammes du Mont Écarlate. Malheureusement, j'ignore combien de temps la répugnance que je m'inspire fera barrage à cette soif. Les choses ne peuvent pas continuer ainsi. Je dois faire quelque chose. Mais, quoi ?

Ashalmawia. Le Culte du Ver a revendiqué ces ruines, et mon clan désapprouve. Ils parlent de rituels et d'offrandes dans le sanctuaire, pour s'attirer les bonnes grâces du seigneur des Troubles. Je partage le dégoût de mes semblables face à ces actes, mais pour des raisons différentes. Je me suis porté volontaire pour veiller sur Ashalmawia et j'ai pris congé de mon clan avec guère plus qu'un acquiescement de leur part.

Je ne dois pas m'habituer à ça. Il est facile de considérer ces adeptes comme de la vermine, mais les avoir tué ne me rend pas moins monstrueux qu'eux. Leur sang est un véritable baume, il dissipe ma souffrance, la mue en vigueur et en béatitude. Ce n'est qu'une fois ces sensations consommées que l'horreur de ce que j'avais fait m'a saisi. Si je trouve ma fin en ce lieu, elle sera méritée.

Non, il serait plus juste que ma misérable existence prenne fin là où elle a commencé. Dans mon tourment, mes pensées retournent toujours à Bal Ur. Peut-être devrais-je m'y rendre ?

Extraits de MorrowindObsédé par les souvenirs de ma vie passée, je me suis rendu à Bal Ur, où j'avais été posté, dans l'espoir, sans doute, de me faire pardonner certains de mes crimes en dévorant quelques-uns des monstres qui y résident ou en périssant sous leurs coups. C'est là que j'ai adressé une supplique à Molag Bal, Roi des Troubles, devant un autel situé loin en dessous de la chapelle des pèlerins. A ma grande surprise (et à ma grande terreur !), Molag Bal ou l'un de ses agents ou aspects, m'a proposé de me soigner du vampirisme en échange d'une faveur. Bien que sachant que cela ne suffirait pas à sauver mon âme, j'ai accepté cette quête.

Extraits de Morrowind[Rithari, gemme spirituelle maudite d'étrange nature, récupérée dans une profonde caverne sur la face nord de Dagoth-Ur. Reste à l'amener à Bal Ur, à l'autel de Molag Bal.]

Extraits de MorrowindJ'ai déposé la gemme dans le bassin placé sur l'autel et j'ai immédiatement ressenti une vive souffrance et une terreur telle que je ne puis l'exprimer à l'aide de mots, sauf en disant que j'ai eu par la suite l'impression que je m'étais endormi et que j'avais été déchiqueté lors d'un épouvantable cauchemar par des milliers de petits poignards maniés depuis l'intérieur de mon estomac. Je me suis réveillé à côté de l'autel et, quand je me suis miré dans la lame de mon épée, j'ai vu que j'étais redevenu normal et que je n'avais plus rien d'un monstre aux dents acérées et aux yeux vides.