TESO:Archives du maître du savoir/Dame Éloisse répond à vos questions

De La Grande Bibliotheque de Tamriel
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Par Éloisse, 2E 582


À lire : Tailleurs : les bases de l'armure légère


« Salutations, dame Éloisse,

Une belle robe aux mouvements harmonieux m'arrête toujours le regard. J'en possède moi-même plusieurs, mais me voici devant un léger dilemme. Je suis conviée à un bal, pour lequel j'aimerais choisir la tenue parfaite, mais je ne sais laquelle de mes robes choisir. J'aimerais avoir des allures de princesse, aussi me semble-t-il qu'il faudrait préférer la robe la plus ample, et la plus riche en frous-frous ! Auriez-vous une suggestion à me faire ?

Y a-t-il également des caractéristiques particulières aux robes des différentes noblesses ? Par exemple, les Brétons sont connus pour leurs tenues très strictes, tandis que les Hauts-Elfes sont souvent plus chargés de décorations.

Sincères salutations, Alena-Draco, Paladin en chef et matriarche de la maison Draco »


Dame Éloisse : « Privilégiez les empilements, Alena. Ce sont les jupons qui donneront à votre robe cette ampleur aérienne et rebondissante qui séduira toute la salle. Vous trouverez exactement ce qu'il vous fait dans certaines des plus belles confections de la maison Manteau pour cette saison, comme le montre l'esquisse qui suit. Hauteroche ne jure que par les couches cette année : des jupons à dentelles, à fronces, ondulées ou empesées. Ajoutez une jupe, puis une draperie de dessus, et le résultat vous ravira certainement.
Comme vous le dites, chaque culture a son apparence propre, mais la maison Manteau n'aime pas rester coincée dans la « Brétonnitude » dogmatique. Nous trouvons l'inspiration en de nombreux endroits, et sommes souvent surpris par l'élégance de ces mélanges. Des bois de cerf bosmers sur des épaulettes dunmers ? Et pourquoi pas ? »


« Belle dame Éloisse,

Lors de mes périples en Morrowind, je fis la rencontre du marchand Sadril Radveso. Ce dernier me proposa maintes étoffes fines, qu'il s'agisse de tapis, de lais ou de vêtements. Il s'y trouvait même des soies. Tout cela semblait très exotique et délicat, et je lui demandai d'où il tenait de tels trésors. Il me confia qu'il les avait acquis d'un marchand du quartier étranger de la ville de Vivec, qui lui-même en avait commandité la facture à divers artisans cendrais. Fasciné, j'achetai un petit havresac décoré pour environ 50 drakes et une bouteille de brandy cyrodiilien. Mes collègues en sont forts jaloux, car il serait digne d'un noble !

Aussi en viens-je à vous demander à partir de quoi ces soieries sont réalisées. Quelque papillon de Vvardenfell, ou peut-être une araignée tisseuse ? Je vous saurais grand gré de votre réponse, ma dame.

Votre fidèle serviteur,

Scintius Aravellus Abarbus l'Encadreur, apothicaire de sainte Alessia »


Dame Éloisse : « Quelle aubaine ! La soie peut avoir diverses provenances dans Tamriel, mais peu de variétés sont comparables à la soie d'araignée de Morrowind. Hormis les tailleurs, peu de personnes savent qu'il en existe plusieurs qualités, appelées par les tisserands elfes noirs « scintille », « souffle d'Azura » et « contretisse ». La scintille, la plus courante, est le beau tissu ondulant que l'on voit sur les jupes ci-dessous. Le souffle d'Azura est encore plus léger, si fin qu'il en est presque souvent transparent, mais tout aussi résistant que la scintille. En outre, ce fil est particulièrement susceptible aux enchantements, et souvent employé comme pour les vêtements de tissu magique. La contretisse, en revanche, et si dense et impénétrable qu'on la prétend capable de détourner une lame. Et pourtant, elle conserve la douceur typique de la soie. Un vêtement de contretisse apporte une certaine protection sans pour autant sacrifier son élégance ! »


« Salutations, mortelle,

J'ai récemment vu de nombreux mortels parader en mon domaine d'Havreglace avec d'étranges tenues, sortes de robes décorées qui semblent fort peu propices au combat. Cette étrange vesture ne se limite pourtant pas aux lanceurs de sorts, et j'ai vu combattre toutes sortes de mortels ainsi habillés. Les quelques Absous que j'ai interrogés sur ce sujet me disent que ces robes sont avant tout adoptées par les « nobles » mortels. Mais aucun d'eux n'a su me dire pourquoi des guerriers mortels partiraient volontairement combattre dans une armure si peu résistante ! Ce qui porte mes questions au nombre de trois !

Une : Pourquoi un mortel porterait-il une telle « robe » au combat ? Deux : Quel avantage offre-t-elle par rapport aux autres armures ? Trois : Où trouver une « robe » d'un style et d'une taille convenables pour un Kynaz de mon rang ? Répondez vite, mortelle ! Mon temps est illimité, mais pas ma patience !

- Diraxion, Kynreeve du clan Occideur »


Dame Éloisse : « Un Daedra tel que vous devrait savoir qu'il ne faut pas se fier aux apparences ! Il n'y a aucune raison pour qu'une tenue de combat ne puisse aussi être ornementale et plaisante au regard… voire délicate et séduisante ! À vrai dire, au vu des pointes et crêtes que vous-autres Dremora mettez sur toutes vos tenues, je me demande parfois comment vous pouvez vous habiller sans blessure grave. Avez-vous vraiment besoin de paraître si... comment ces Indomptables disaient-ils, déjà ?… « brutasse » à longueur de journée ? Pensez à des drapés ! Et ajoutez des couleurs !
Et au nom de Dibella, même si un combattant semble parader en robe de mariage, croyez bien qu'il est protégé. Vous trouverez sans doute sous sa crinoline plusieurs couches de matériau résistant, suffisamment durci pour détourner une flèche. Sans parler d'éventuelles augmentations magiques !
Kynreeve, regardez donc les modèles qui suivent, confectionnés par certains de nos nouveaux amis d'Osinium. Imaginez-vous dans l'une de ces robes splendides, par-dessus une cotte de mailles par exemple. Les autres Dremora n'en pâliraient-ils pas de jalousie ? Sans parler de la gaieté que cela apporterait dans votre domaine généralement sinistre d'Havreglace. Pensez-y donc… »


« Salutations, dame Éloisse !

Je, euh, j'aimerais ériger la crête des excuses pour m'être téléporté directement dans vos appartements privés ce matin. On ne trouve plus de liste d'ingrédients de sort de portail digne de ce nom, de nos jours. J'espère que vous ne m'en tenez plus rigueur. Mais passons à la raison qui m'amenait à vouloir vous rencontrer. J'ai trois questions sur un sujet dont j'ignore presque tout, les vêtements en Tamriel. Il me semble que vous êtes la femme la mieux placée pour me répondre. Commençons, si vous le voulez bien.

Ma première question traite des Nibenais, et leurs légendaires salons de tatouages. Chez eux, les tatouages sont considérés comme respectables, honorables, en tant que représentations physiques des forces et émotions de chacun ; certaines de leurs sous-cultures leur prêtent même un sens spirituel. Pour les Nibenais, ces tatouages font partie des vêtements, quoique faits d'encre et non d'étoffe ou de cuir. Que pensez-vous de cette pratique, ma dame, et pourquoi à votre avis les Coloviens ne s'adonnent-ils pas à cette pratique autant que leurs frères de l'est ?

Pour ma deuxième question, j'ai rencontré un membre de la guilde des mages appelé Octavius Mede à mon dernier passage par Sutch, et il m'a convaincu de lui acheter quelques robes, fabriquées par sa sœur. Lorsque je lui ai demandé de me décrire la qualité de l'étoffe, il m'a répondu que les meilleures robes sont toujours « faites par les mages, en soie renforcée avec des couches plus douces et des enchantements de défroissage », et qu'elles offraient ainsi la meilleure protection. L'idée de sorciers-tailleurs me séduit énormément, et je me demande s'il est fréquent que les nobles portent ce genre de vêtements magiques. Cela expliquerait au moins pourquoi je ne vois jamais de personne importante en habits froissés ! »

Quant à ma dernière question, je m'étonne de l'absence de capes dans les provinces. Lorsque j'étais jeune, au début de la Deuxième Ère, après mon asservissement par les Elfes noirs de Larme, mon maître Drès m'informa que les capes étaient un signe de noblesse et de grâce chez les cultures supérieures à ma « civilisation primitive », après que j'eus accidentellement sali la sienne. Je suis depuis fasciné par les capes, et j'aspirais à en porter une, brodée des symboles de ma province, de ma tribu et de mon village natals. Et lorsque je finis par devenir érudit à Cyrodiil, c'est exactement ce que je fis. Imaginez mon ravissement devant ces capes brodées d'héraldique nibenèse, colovienne, yokudane et même akaviroise ! Mais au fil des ans, j'ai remarqué que les capes semblaient se démoder, et je fus stupéfait lorsqu'un Druadach me conseilla de décrocher ma « serviette de table géante » de sur mes épaules. Pourriez-vous m'expliquer pourquoi les capes semblent moins importantes en Tamriel que par le passé ? Car je n'ai plus porté la mienne depuis ce jour, et j'aimerais éviter de connaître un nouvel embarras public »

– Eis Vuur Warden, Érudit errant et à louer »


Dame Éloisse : « Ah, les tatouages, voilà un sujet source de nombreux désaccords dans notre profession. Soulignent-ils l'apparence par une expression d'individualité, ou compromettent-ils les chances d'adopter une apparence différente en cas de changement ? C'est une décision personnelle, mais certaines cultures sont plus adeptes du tatouage que d'autres. Comme les Nibenais, dont vous parlez à fort juste titre. Ce peuple sophistiqué de la vallée, contrairement aux Elfes des bois ou aux Crevassais plus sauvages, préfère des tatouages subtils, voire discrets. Ils affirment souvent une appartenance à un culte, un mode de vie ou une faction politique, et permettent aux membres de ces groupes de se reconnaître rapidement et facilement.
Votre ami Octavius Mede a dit vrai, la couture sorcière est un art antique, et l'on ajoute des sorts de protection simples aux vêtements depuis la nuit des temps. Cette pratique connut son apogée vers le milieu de la Première Ère, lorsque l'impératrice Hestra aurait porté une robe officielle augmentée pour renvoyer les sorts hostiles, repousser la fatigue et permettre la lévitation ! Si nous sommes incapables de telles prouesses de nos jours, cet art persiste, et la plupart des grands nobles ont quelques vêtements magiques dans leur garde-robe.
Et pour les capes… elles sont tellement datées. C'était bon au cinquième siècle. La maison Manteau s'est fait un nom en taillant les capes du roi Joile et de sa Cour, mais je doute qu'on nous en ait demandé une, hormis pour des costumes de théâtre, depuis au moins cinquante ans. Il faudrait une grande excentricité pour vouloir porter un accessoire aussi suranné qu'une cape, en l'an 582 de la Deuxième Ère ! Vous êtes Argonien, regardez donc plutôt les beautés ci-dessous, vêtues des dernières modes de Gideon. Voudriez-vous vraiment cacher ces vêtements et ces corps sous de lourdes capes ? Bien sûr que non ! »


« Bien le bonjour, dame Éloisse,

Je suis Hundorian, et au fil de plusieurs années de recherche, j'ai trouvé plusieurs robes. La plus confortable, que je porte en ce moment, est la Robe Noble. Je la porte chaque jour pour toutes mes tâches, comme le fouissage, le soin des plantes, la consommation des plantes, ou la consommation accidentelle de cailloux. Elle me va à ravir. Mais j'ai toujours du mal à la retirer pour prendre mon bain de poussière. J'ai récemment dû demander de l'aide car je n'avais pas compris qu'il faut lever la robe et dénouer les lacets dans le dos pour la retirer. J'ai enfin pu prendre mon bain de poussière après avoir lutté pour me dévêtir, puis je remis la robe. J'aimerais savoir s'il existe une façon plus simple de retirer une robe, et aussi qui l'a fabriquée. Je serais navrée de devoir en vo… en emprunter une autre. Oh, et j'oubliais, serait-il possible d'agrandir les trous de la robe ? Je me coince toujours la queue lorsque j'essaie de la passer. Que la poussière vous guide, et faites bon usage de la bourse de terre que je vous envoie.

- Hundorian, Seigneur de la Poussière »


Dame Éloisse : « Par la joue de Dibella, j'espère que ce n'est pas une robe Manteau qui reçoit un tel traitement. En général, plus une tenue est élégante, plus sa construction est complexe et plus l'on a besoin d'aide pour l'enfiler ou la retirer. Je me rappelle encore la première leçon que je donnai à Stibbons, le valet de dame Laurent, pour lui apprendre à positionner la pièce de ventre d'une robe de femme. Il était d'un rouge tout à fait charmant !
L'adaptation des robes aux queues est un problème épineux même pour les couturiers les plus adroits. Peu prennent ce risque ! Mon meilleur conseil, ami félidé, serait de vous en tenir aux vêtements khajiits. Remarquez avec quel naturel ils règlent la question de la queue. Après tout, autant se fier aux experts ! »


« Très gracieuse dame Éloisse,

J'ai grand plaisir à vous écrire, après que vous avez généreusement facilité la confection de la robe de mal de ma sœur. C'était fort aimable à vous. Les broderies et les détails sont tout bonnement éblouissants, sans parler des accents lavande sur les manches. La forme, le matériau… chère comtesse, tout est simplement magnifique. Acceptez notre sincère gratitude, et la bouteille de vin de cassis que mon père le seigneur Gaspard a choisie pour vous. Je pense qu'il vous rendra bientôt visite pour se faire vêtir par les soins de votre tailleur. Quoi qu'il en soit, certains dignitaires étrangers ont été fort peu impressionnés par l'incroyable élégance brétonne de ma sœur, et sont même allés jusqu'à se moquer de sa robe. Inimaginable, n'est-ce pas ? Comparer notre tenue avec les modes assommantes qu'apprécient les Altmers, les Rougegardes ou même les Impériaux ! Au mieux, ils ont concédé que c'était « mignon » ou « agréable ». Ridicule ! Dites-moi, chère comtesse, comment vous compareriez notre mode brétonne au style des autres races ? Vous conviendrez certainement que de tous les peuples de Tamriel, nous sommes le plus élégant, n'est-ce pas ?

Mes respects, Grand enchanteur Étienne Dumonte, de la guilde des mages d'Haltevoie »


Dame Eloisse : « Je tiens pour universellement admis que les tailleurs et merciers de Hauteroche sont les plus subtils et élégants de tout Tamriel. Les piques destinées à l'élégante robe que portait votre sœur n'étaient que façade, mue par la jalousie et l'ignorance, et la maison Manteau ne connaît que trop bien ces rebuffades. Mais ces « dignitaires étrangers » étaient-ils des Orques ? C'est bien cela, n'est-ce pas ? C'est typique. Ainsi va le monde.
D'un autre côté, regardez ces dernières créations de Sar'aq de Sentinelle, présentées ci-dessous, avec toute la pompe d'Alik'r mêlée à une retenue décidément moderne, que j'attribue à l'influence interculturelle de Hauteroche sur l'esthétique de nos alliés du sud. C'est tout à fait splendide, vous ne trouvez pas ? Et pourtant tout à fait moderne. Je vous en ficherais, moi, du « charmant ». »


« Dame Éloisse, Je vous tends la griffe de la salutation. En tant qu'humble sorcier argonien et adepte des coutumes, il me semble important de porter une robe. D'une part, cela annonce ma profession. D'autre part, cela évite que les paysans n'approchent de trop près, de peur de se voir transformés en crapaud ou quelque autre animal guère moins humble qu'eux. Toutefois, après avoir tenté d'adopter plusieurs styles, il semble que seuls les Brétons aient fabriqué des robes contenant une bourse pour mon or tout en se débarrassant de ces absurdes rabats sur les hanches. Pourriez-vous m'expliquer pourquoi les autres modes n'ont pas suivi cet exemple, et à quoi servent ces rabats, sinon à battre de manière très agaçante. Un humain m'a pris pour un idiot et m'a expliqué qu'il s'agissait d'une armure censée protéger les hanches. Ayant connu plusieurs batailles, j'affirme que personne n'a jamais tenté d'attenter à ma vie en me poignardant les hanches. » Ash-Tal, sorcier argonien


Dame Éloisse : « À vrai dire, les rabats dont vous parlez sont certainement des tassettes, effectivement prévus pour protéger l'extérieur des hanches et des cuisses. Cela dit, je m'accorde avec vous à dire que les tassettes exagérées sont tout bonnement absurdes, et brisent totalement la ligne autrement pure d'une belle armure. Et la mode des fausses tassettes sur les vêtements civils, que l'on voit apparaître chez les jeunes coquets de nos grandes villes, est du mauvais goût le plus consommé. Pas étonnant que les tavernes et auberges les plus élégantes commencent à refuser de servir ces « clapoteurs ». Qui pourrait leur en vouloir ?
Peu de personnes le savent, mais les poches dans les vêtements d'hommes, universellement adoptées à Hauteroche, sont une invention nordique ! Les habitants de Bordeciel ont souvent sur leur personne une flasque d'hydromel, mais une flasque rangée par-dessus les vêtements serait trop vulnérable aux déprédations des tire-laine, surtout pour qui aurait déjà un peu vidé la sienne. La solution est donc bel et bien une poche intérieure ! Regardez donc ces beaux modèles signés Jork le Thane-Tailleur de Vendeaume. Je vous garantis qu'ils ont tous jusqu'au dernier une flasque dans leur revers, et pourtant l'on ne voit aucune bosse. C'est du vrai travail de Jork, ça ! »