TESO:Présentation d'un personnage/Sieur Stefan Mornard

De La Grande Bibliotheque de Tamriel
Aller à : navigation, rechercher
Date de publication : 19/10/2022



ESO - Sir Stefan Mornard.jpg

Pour Éléa Dufort, duchesse de l’archipel des Systres,

Votre grâce, selon vos instructions, j’ai entamé des recherches plus approfondies quant à la personne de sieur Stefan Mornard. Je comprends vos appréhensions, au vu des récents troubles sur l’Île-Haute et des tensions entre la maison Dufort et la maison Mornard. Si cette rivalité remonte à plusieurs générations, sa résurgence chez le comte Léonard Mornard et ses vassaux est clairement liée à la perte du duché lorsque le haut-roi Émeric l’en a dépouillé pour le confier à votre père, que les dieux gardent son âme. Le comte éprouve manifestement de la peine quant à la perte de son héritage, et ce sentiment ne passera sans doute jamais.

Cela dit, je n’ai découvert aucune preuve convaincante impliquant la maison Mornard dans les récents événements qui ont troublé l’archipel des Systres. Il faut dire que le comte et son fils ont apporté tout le soutien qu’ils pouvaient aux victimes, alors même que leur île de Galen connaissait déjà des difficultés. Ce qui m’amène au véritable propos de cette missive, mon opinion sur le fils du comte, sieur Stefan Mornard. Comme vous me l’avez souvent dit, sieur Stefan semble trop beau pour être vrai. Mais n’est-ce vraiment qu’une apparence ? Permettez-moi de vous exposer le résultat de mes recherches.

Sieur Stefan a gagné son grade et son adoubement en arrivant à l’âge adulte, après avoir servi comme écuyer du chevalier commandant de la maison Mornard. Il a démontré son courage et sa valeur à la bataille du Sentier brisé, où il dirigeait un petit groupe de chevaliers et d’écuyers qui sauvèrent une caravane marchande de pillards des Voiles funestes. Le jeune écuyer Stefan tua deux Elfes des mers et en repoussa trois autres pour sauver la fille du marchand et protéger le reste des marchandises. Pour cette démonstration de courage et d’habileté, il fut adoubé, et sert toujours fièrement dans le contingent de la maison Mornard. Il tend d’ailleurs à se présenter comme un chevalier, et considère que son titre de baron et d’héritier de la maison Mornard est moins important. Il ne présente jamais son titre de noblesse, seulement son grade de chevalier.

Toutefois, l’éducation de Sir Stefan va au-delà de la scolarité habituelle d’un chevalier et d’un fils de noble. Lorsqu’il était plus jeune, avant que sa mère ne décède, celle-ci lui instilla une puissante curiosité quant aux druides de l’île. Cette fascination mena Stefan auprès du cercle de Lithérature, et il s’entraîna aux côtés d’aspirants pendant plusieurs années avant de rentrer au château Mornard. Il demeure particulièrement proche de la druidesse Laurel et de l’archidruide Rahval, qu’il considère comme un mentor. Par cette double éducation, sieur Stefan a acquis un point de vue unique sur le monde, qui semble bien plus ouvert et progressiste que celui de son père, le comte.

Sieur Stefan continue de prouver qu’il est un Chevalier-Sorcier courageux, avec un sens aigu de l’honneur personnel. Il semble sincèrement troublé par certains agissements peu reluisants de la maison Mornard, et chercher à redorer le blason de sa maison, au grand dam de son père. Il peut toutefois se montrer impétueux. Il a parfois brandi épée et bouclier pour défendre les côtes de l’île avec les autres chevaliers de la maison, malgré les risques. Son père désapprouve, car Stefan est son seul héritier, mais il ne lui a jamais réellement interdit de suivre son cœur. Cela dit, sieur Stefan est audacieux, pas stupide, et son courage et son habileté à manier les armes ne lui ont jamais fait faux bond.

Malgré son érudition et ses différentes éducations, sieur Stefan reste avant tout un homme d’action. Il a peut-être même des attentes plus élevées envers lui-même que son père, et je me hasarde à deviner qu’il porte le poids de la maison sur ses épaules. Je pense qu’il lutte avec l’éternel dilemme de notre race : qu’est-ce que cela signifie d’être un Bréton ? Le lien profond qui l’unit autant au druidisme qu’à la chevalerie prouve peut-être la façon dont il entend donner un sens à cet héritage. À moins que je ne me laisse guider par mes propres réflexions.

Si vous me permettez cette question, votre grâce, pourquoi ce soudain intérêt pour le fils du comte Mornard ? Envisagez-vous quelque geste grandiose pour enfin combler le fossé qui divise les deux grandes maisons des Systres ? Ou êtes-vous simplement intriguée par l’homme qui régnera un jour sur votre plus grande maison rivale ? Je sais, je sais. Je peux déjà entendre vos mots. « Occupez-vous de vos affaires, chevalier commandant, et laissez-moi me charger des miennes. »

Pour conclure, je ne vois en sieur Stefan Mornard ni menace ni tromperie évidente. Il semble exactement tel qu’il paraît : honnête, doté du savoir des druides comme de celui des chevaliers, et préoccupé de servir au mieux sa maison et son île.

Au service de la maison Dufort et du duché des Systres, Chevalier commandant Jourvel