TESO:Présentation d'un personnage/Fa-Nuit-Hen

De La Grande Bibliotheque de Tamriel
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Date de publication : 21/02/2024



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Lettre trouvée parmi les effets personnels de l'érudit Pascual Girien, de la guilde des mages, récemment décédé suite à des blessures graves après s'être mis au combat à l'épée.

Vous souhaitez mieux me connaître ? Vous m'en voyez très flatté, mais que reste-t-il à dire au sujet de Fa-Nuit-Hen qui n'a pas déjà été consigné dans les tomes et les légendes de Nirn et Oblivion ? Je ne suis rien d'autre qu'un humble descendant de Boéthia, un duelliste aguerri, et un maître du maniement de l'épée.

Mais puisque vous insistez, soit. Ces derniers temps, les combattants qui viennent se présenter dans mon arène se font rares, alors je peux me permettre de vous consacrer un peu de temps. Mais sachez bien que si je le fais, c'est uniquement pour satisfaire votre obstination. Vous m'avez déjà contacté à maintes reprises. Combien de fois ? Au moins quatre, si je ne m'abuse, en comptant cette dernière demande. Très sincèrement, je ne vois pas pourquoi vous vous donnez autant de peine. Il n'y a rien de bien passionnant à dire à mon sujet.

Je suis le demi-prince de Maelström et le Multiplicateur des Mouvements Connus, mais ces deux noms sont bien trop alambiqués et indigestes à mon goût. Je préfère que l'on m'appelle Fa-Nuit-Hen. Mon humble demi-plan, Maelström, se compose d'une infinité de défis martiaux conçus pour mettre à l'épreuve les combattants de tous les mondes qui existent. Je doute qu'il existe un guerrier digne de ce nom qui n'ait pas entendu parler de mon arène. Ceux qui ne me connaissent pas ne sont pas suffisamment talentueux ou sagaces pour mériter mon attention. Si j'ai bien compris, vous êtes un genre d'érudit qui étudie les Daedra. À ce titre, je comprends pourquoi vous éprouvez le besoin de me poser ces questions, mais comprenez bien que si je n'étais pas si désœuvré à l'heure actuelle, je n'aurais pas la moindre once d'attention à vous accorder. Tâchez de ne pas le prendre personnellement. Je m'intéresse avant tout à l'aspect artistique des prouesses martiales. Si je m'ébahissais devant le premier soldat armé d'un arc, d'une lance ou d'une épée, on ne pourrait pas dire que mes goûts sont très raffinés, voyez-vous ? Si vous n'avez pas suffisamment de talent pour que je vous remarque, il ne vous reste qu'à investir le temps et les efforts nécessaires pour vous améliorer.

Ne me confondez pas avec ces mécènes aristocrates qui s'extasient devant l'art mais sont incapables de le pratiquer. J'ai étudié auprès de mes Barons Qui Bougent Comme Ça, et je maîtrise tous les styles de combat qui existent dans l'Aurbis. Mon Baron Qui Bouge Comme Une Gouttelette Miroitante a déclaré que ma lame était assez rapide pour trancher la lumière et chasser la pluie d'un nuage. Je suis conscient de toutes les difficultés auxquelles s'expose le guerrier, car j'y ai moi-même été confronté à maintes reprises au fil des âges. J'imagine que vous connaissez les légendes. Je sais que les mortels chantent encore l'époque où Morihaus et moi vidions les caves de vos tavernes et massacrions les monstres qui rôdaient sur vos terres.

Une fois, on m'a raconté que j'avais exterminé tout un bataillon de Xivilaïs pour protéger un jeune berger dans sa cahute. Je dois avouer que c'était un récit très flatteur, même s'il était truffé d'inexactitudes. Les Xivilaïs n'avaient aucune raison de s'attaquer à cette bicoque alors qu'il y avait une ville sans défense à moins d'une demi-journée de marche, mais je m'égare. Les histoires divertissent et comptent souvent des fragments de vérité, mais seul un imbécile peut croire à chacun de leurs détails. En réalité, il y avait deux bataillons, et le berger était une jeune femme plantureuse.

Je n'ai pas bonne mémoire pour les détails, mais le tuteur Riparius m'a rappelé que j'avais tranché un Infernium en deux avec un bras attaché dans le dos. Je me souviens du sol, qui était très accidenté, et des innombrables pattes de la créature qui grouillaient sur les pierres. En me concentrant suffisamment, je revois même le jeu de lumière sur la terre rougeâtre et ma lame qui s'enfonce entre les écailles de la bête.

Il m'arrive encore de partir à l'aventure à l'occasion, mais ce n'est plus ma priorité. Je veux admirer les plus grandes démonstrations de force et d'astuce de tous les plans de l'existence. Je veux aménager les sections inutilisées du Voile des fous pour y organiser des défis toujours plus insurmontables. Je veux que les mortels et les immortels me divertissent par leurs prouesses au combat et leur désir de survivre. Voilà ce qui m'intéresse. Si vous souhaitez poursuivre cette discussion, c'est ce que vous devrez me montrer. Mettez vos recherches académiques de côté, prenez une arme, affûtez vos talents, et battez-vous avec panache.

Si vous faites tout cela, vous aurez peut-être de mes nouvelles.