Tactiques d'unités mixtes, vol. 2

De La Grande Bibliotheque de Tamriel
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Commentaire : Ce livre n'est pas l'oeuvre d'un développeur ou ex-développeur, mais a été repris par Douglas Goodall lorsque celui-ci s'est employé, en 2023, d'achever la série. Il est donc présenté au même titre que les autres volets, bien que provenant d'une plume "de fan". La traduction est communautaire

Combats à l'aide d'unités différentes lors de la Guerre de Cinq Ans, Vol. II
Par Codus Callonus


Dans le précédent volume, j'ai expliqué comment les Khajiits avaient tiré parti de leurs capacités physiques variées, ainsi que de leur connaissance des faiblesses tactiques de leurs adversaires, pour remporter plusieurs escarmouches lors de la Guerre de Cinq Ans contre le Val-Boisé. Je vais à présent expliquer comment la riposte des Bosmers fut d'abord efficace, mais ultimement condamnée à l'échec.

Les deux premières batailles furent en grande partie gagnées en attaquant les Bosmers par au-dessus et par en dessous. Les Ohmes et les Ohmes-rahts étaient sortis de trous cachés dans le sol pour prendre à revers le gros des forces ennemies, tandis que les Dagis et Dagi-rahts plus légers distrayaient les archers bosmers à l'aide de sorts de feu depuis la sûreté des cimes des arbres.

Ce dernier point illustre une faiblesse particulière des Bosmers, en ce qu'ils ne peuvent imaginer un ennemi détenant sur eux un avantage de terrain dans la forêt, et encore moins s'il s'agit des Khajiits, que l'on s'imagine souvent vivre principalement dans le désert. Cependant, les agiles Dagis et Dagis-rahts, étant originaires de la forêt de Tenmar dans le sud de la province, bouleversèrent leurs attentes.

Après la deuxième bataille, les survivants atteignirent enfin le commandement militaire au sud. Une fois dûment informés, les Bosmers ajustèrent leurs plans de bataille en conséquence. Une force bien plus large, qui comprenait plusieurs mages, fut redirigée depuis Torval et envoyée au nord.

Même les Bosmers ne peuvent pas passer inaperçus lorsqu'ils se déplacent en grands nombres. Cependant, ils peuvent dissimuler le nombre de leurs troupes : en marchant à la file, en contrôlant les lignes de mire et, par un usage mesuré de sorts de caméléon et de silence, les Bosmers donnèrent l'impression qu'un groupe bien plus petit se déplaçait, d'une taille similaire aux deux précédents.

Les Bosmers arrivèrent sur le champ de bataille et établirent leurs positions de façon similaire aux deux précédents affrontements. Plutôt que de changer de tactiques, les Khajiits, dans leur complaisance, tentèrent de répéter leur stratégie une troisième fois. Cependant, les Bosmers avaient prévu leurs propres tactiques d'unités mixtes, qui n'étaient pas moins impressionnantes que celles des Khajiits. Par une combinaison d'invocations chamaniques et de tactiques de chasse traditionnelles, les éclaireurs et mages bosmers avaient courroucé les bêtes des régions sauvages environnantes du Val-Boisé avant de les amener vers les positions ennemies.

Des nuées d'oiseaux harcelèrent les lanceurs de feu cachés dans les arbres, tandis que les guerriers furent débusqués de leurs repaires souterrains par des créatures fouisseuses couvertes de piquants. La principale force khajiite, abritée derrière ses boucliers en bois dans l'anticipation du piège, fut piétinée par des troupeaux d'une espèce locale. Il fut ainsi trivial pour les archers bosmers expérimentés de décimer les adversaires battant en retraite.

Cependant, le commandant khajiit avait anticipé un tel revers. Après le chaos initial, un autre signal fut émis, et les Khajiits commencèrent à lentement battre en retraite ; lors de cette manoeuvre, ils firent un spectacle de l'abattage des arbrisseaux et de l'anéantissement des arbres adultes grâce à leurs haches, l'offense originelle qui avait poussé les Bosmers à les attaquer. Naturellement, les Bosmers se mirent à les poursuivre.

Les forces bosmers étaient plus nombreuses, en meilleure forme, et n'étaient pas accompagnées de blessés, ce qui leur permit de gagner rapidement du terrain ; mais quand les premières flèches atteignirent l'arrière-garde des Khajiits, leur allure s'accéléra considérablement, révélant que leur lenteur n'était qu'une feinte. Un commandant astucieux aurait dû en comprendre la signification et se rappeler que cette zone d'affrontement n'avait aucune importance stratégique.

Les Bosmers continuèrent malgré tout à chasser les Khajiits vers le nord, hors du champ de vision de nos postes de garde autour du Fort de Cornevole. Je n'ai pas été témoin de l'aboutissement de cette lutte. D'après ce que j'ai appris par la suite, les Bosmers avaient pourchassé les Khajiits restants au-delà du fleuve Xylo pendant plusieurs jours jusqu'à avoir pratiquement acculé la compagnie qui battait en retraite, mais au dernier moment, un oiseau messager contacta le commandant bosmer, ordonnant son retour immédiat sur le front méridional, puisqu'une force importante avait accompli une percée et menaçait la cité de Havre. Les Bosmers se retrouvèrent donc obligés d'interrompre leur poursuite.

Même si les Bosmers se sont adaptés et ont su tirer parti des tactiques inhabituelles employées par les Khajiits, ils ont ultimement manqué de recul. Les Khajiits ont employé de petits groupes d'escarmoucheurs mobiles dans le cadre d'une guerre psychologique, poussant les Bosmers à diviser et étendre leurs forces sur des territoires qui n'avaient que peu d'importance par rapport au lieu où se concentrait la véritable guerre.

Je ne sais pas exactement comment les Khajiits ont coordonné ces escarmouches, mais j'ai entendu certains Khajiits évoquer une méthode secrète de communication sur de longues distances impliquant des transes induites par le sucre de lune. J'aurais sans hésité considéré cela comme une grossière affabulation comme les "Alfiqs", si ce n'est que des systèmes de communication méditatives similaires sont employés par les clercs personnels de l'Empereur.

Au bout du compte, la distraction venue du nord fut bénéfique aux Khajiits, qui dispersèrent les défenses ennemies à l'aide seulement d'une petite troupe d'escarmoucheurs et parvinrent à s'emparer de plusieurs emplacements le long du fleuve Xylo qui devinrent stratégiques vers la fin de la guerre.