Témoin du mur

De La Grande Bibliotheque de Tamriel
Révision datée du 27 janvier 2017 à 10:07 par Chapichapo (discussion | contributions) (Page créée avec « {{Book|sous titre=|auteur=|source=TES Online}} Des soldats sont venus à la ferme, hier au soir. Ils portaient la livrée du duc. Le cœur battant, j’ai cherché à... »)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à : navigation, rechercher
Média d'origine : TES Online


Des soldats sont venus à la ferme, hier au soir. Ils portaient la livrée du duc. Le cœur battant, j’ai cherché à me souvenir si j'avais bien payé l'impôt pour cette saison, mais ce n'était pas ce qui les amenait. Ils nous ont demandé d'abattre notre clôture. J‘ai demandé s’ils retraçaient les frontières de mes terres, mais ils ont simplement répondu qu'ils avaient besoin de pierres. Tout ce qu'ils pouvaient rassembler, pour l'armée. Nous partons en guerre contre l'Empereur des Longères, ce païen !

* * *

Il a fallu à ma famille presque toute la journée pour empiler les pierres sur la charrette, aussi haut que nous l'osions. Je devrais atteindre le campement du duc Varen avant l'aube, il me semble.

* * *

Il y a davantage de tentes que je ne m’y attendais. Et des chariots. Je reconnais quelques visages, et d'autres doivent venir de plus loin dans le comté. L'appel aux armes du duc Varen n’est pas tombé dans l’oreille d'un sourd. L'Empereur lui-même est-il au courant ?

* * *

L'armée est déterminée à empêcher la Légion d’entrer en Colovie, et c'est là qu'ils comptent tenir leur dernier baroud. Là qu'ils œuvrent sans relâche à ériger des fortifications. Ils ont vidé mon chariot en moins d'une heure. On nous a demandé de rapporter toutes les roches que l'on pourra trouver dans les champs, ou n’importe où. Je rentre terminer de démanteler mon pauvre muret.

* * *

Mon épouse et les voisins ont aidé à descendre le mur. Ils ont même prêté leurs chariots pour le transport. Je regrette de le voir disparaître, mais je préfère voir ma pierre servir à résister contre ces immondes Crevassais plutôt que de protéger mes navets contre les bêtes.

* * *

Ce n’est pas beau à voir, mais le mur devient un obstacle plus imposant à chaque jour qui passe. Il est plus haut que moi, à présent, et s’étend jusqu'à l'horizon. J'ignore ce que le duc prépare, mais je lui fais confiance. Il fait trop sombre pour rentrer, je vais dormir dans le chariot.

* * *

Les soldats nous ont invités à dormir dans le camp, que Mara leur en sache gré. je deviens trop vieux pour dormir sans lit, ou au moins sans un tas de foin. Ils ont l'air épuisé, à charrier de la pierre tout le jour et toute la nuit. Le duc les fait travailler par quarts. Il doit craindre que la tuerie ne nous gagne bientôt, pour tant les presser. Je ne veux pas être là quand le conflit s'engagera.

* * *

Je repars chercher des rochers. À moins d‘abattre quelques maisons et d’arracher les pavés des routes, nous avons pris tout ce que nous pouvions dans les sources les plus évidentes. Nous allons tenter de démonter quelques ruines.

* * *

Je n'aime décidément pas ces reliques elfiques. On va fourrer tous les rochers qu'on peut dans les chariots, et repartir avant que quelqu'un n'en prenne ombrage.

* * *

Dernier chargement livré, et ce n’est pas trop tôt. Le chariot m'a l'air prêt à s'effondrer. J'aurai bientôt fini mon travail. Celui du duc Varen ne fait que commencer, en revanche. Que les Huit le bénissent et renvoient ces Crevassais chancrés et pouilleux se frotter contre leurs chers Daedra dans leurs huttes de charognards dans le Nord !

* * *

La Légion ! On a vu la Légion en marche. Je dois retrouver mon chariot et m'en aller. Mais le mur a l'air bien solide.