Des Orques de Bordeciel

De La Grande Bibliotheque de Tamriel
Révision datée du 13 novembre 2022 à 17:06 par Goultard (discussion | contributions)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à : navigation, rechercher
Média d'origine : TES Online
Commentaire : Texte illustré d'après le Journal de Razum-dar.

Par Thora Longuerrance


De tous les fléaux qui accablent les terres nordiques de Bordeciel, les Orques communs sont le plus tenace. Cette peuplade aux défenses acérées revendique l'occupation de notre beau royaume, et ce depuis une époque antérieure à la traversée d'Ysgramor sur la mer des Fantômes. Bien que les chroniques écrites relatant cette période soient fort rares, certaines annales évoquent la façon dont les Compagnons éradiquèrent des bastions orques au cours de leur grande chasse aux Elfes des neiges.

Les bastions orques constituent des avant-postes bien défendus, le plus souvent implantés à proximité des filons de minerai. Chacun possède les infrastructures nécessaires pour accueillir une douzaine de familles au bas mot, érigées au cœur d'une enceinte fortifiée conçue pour résister à la plupart des attaques de grande envergure. De nombreux jarls mentionnés dans les chansons ont péri en vain en essayant d'éliminer un bastion orque de leurs terres. Pire encore, les bastions détruits renaissent souvent de leurs cendres en l'espace d'une génération, à moins d'être en butte à la présence d'un fort nordique nécessitant un ravitaillement constant en troupes et en matériel.

Rares sont les jarls qui peuvent se permettre de défendre un tas de cailloux plus de quelques années, et c'est ainsi que les bastions orques continuent à sévir sur nos terres telle une épidémie galopante. Certains ont subsisté de cette manière pendant des centaines, voire des milliers d'années. On dit que l'ancien bastion orque de Berceroc, en Estemarche, n'a jamais été conquis par la force ni abandonné, malgré l'épuisement total du gisement de minerai sur lequel il est bâti.

Au début de la Deuxième Ère, l'avènement de la chefferie de Yashnag marqua l'apogée de l'emprise orque en Bordeciel. Après la destruction d'Orsinium par les forces conjointes des Brétons et des Rougegardes, les Orques se disséminèrent dans les terres du nord au cours d'un vaste exode. Exilés de Hauteroche, Yashnag et son peuple fuirent à l'est pour revendiquer des terres qu'ils estimaient leur revenir de droit. Le roi de l'ouest de Bordeciel, Svartr, s'avéra incapable de repousser les Orques et les Crevassais qui accablaient le royaume sous son règne. Pendant plus de trente ans, la chefferie tourmenta l'ouest d'Épervine, jusqu'à ce qu'elle soit réduite en cendres par Hakkvild, dit le pourfendeur de Yashnag, en l'an 467 de la Deuxième Ère.

TESO-LS-Falkreath Hall 01.jpg

Le château de Hakkvild

Hakkvild devint Jarl d'Épervine à la mort de son père, tué par Yashnag sur le champ de bataille. Le jeune jarl hérita d'une tenure en ruines largement occupée par les envahisseurs orques venus de l'ouest. On raconte qu'il défia Yashnag et une horde de champions orques en duel judiciaire et les terrassa les uns après les autres. Nul ne sait comment Hakkvild avait appris l'existence de cet obscur rituel orque, mais une fois leur chef vaincu, les partisans de Yashnag abandonnèrent la chefferie.

Suite à son démantèlement, les Orques s'égaillèrent plus profondément en Bordeciel ou regagnèrent les montagnes de Wrothgar. Depuis lors, les clans orques descendant du peuple de Yashnag vouent une haine féroce aux rois de Bordeciel. La persistance de cette inimitié envers les Nordiques ne manque pas d'ironie, quand on sait que les Orques eux-mêmes ont renoué avec les peuples de l'ouest de Tamriel qui avaient brûlé leur patrie d'origine des siècles plus tôt.