Épreuves et triomphes d'un monarque : Différence entre versions

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Nous fûmes rapidement mis à l'épreuve : en 2E 578, l'Empereur Varen, avec qui j'avais conclu un traité, disparut de la Cité Impériale et Cyrodiil tomba à nouveau sous la coupe de la Cabale Daédrique. Durant l'absence inexpliqué de Varen, « l'Impératrice » Clivia — une descendante des sauvages Crevassais —assuma la régence du Trône de Rubis. Depuis lors, le cœur de l'Empire a sombré dans la folie, le meurtre et la décadence. C'est une chance pour nos peuples — et même pour tous les peuples de Tamriel — que la vraie flamme de l'Empire des Hommes continue de brûler au sein de l'Alliance de Daguefilante. Nous vivons une époque terrible, mais notre destinée est aussi clairement tracée que les routes rémanes : nous devons marcher sur Cyrodiil, renverser la fausse impératrice et tous les siens et restaurer l'Empire de Tamriel. Alors, la paix et la justice régneront à nouveau sur les provinces, et non plus le sang et le feu.
 
Nous fûmes rapidement mis à l'épreuve : en 2E 578, l'Empereur Varen, avec qui j'avais conclu un traité, disparut de la Cité Impériale et Cyrodiil tomba à nouveau sous la coupe de la Cabale Daédrique. Durant l'absence inexpliqué de Varen, « l'Impératrice » Clivia — une descendante des sauvages Crevassais —assuma la régence du Trône de Rubis. Depuis lors, le cœur de l'Empire a sombré dans la folie, le meurtre et la décadence. C'est une chance pour nos peuples — et même pour tous les peuples de Tamriel — que la vraie flamme de l'Empire des Hommes continue de brûler au sein de l'Alliance de Daguefilante. Nous vivons une époque terrible, mais notre destinée est aussi clairement tracée que les routes rémanes : nous devons marcher sur Cyrodiil, renverser la fausse impératrice et tous les siens et restaurer l'Empire de Tamriel. Alors, la paix et la justice régneront à nouveau sur les provinces, et non plus le sang et le feu.
  
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Version du 20 mars 2013 à 09:23

Épreuves et triomphes d'un monarque, chapitre 3
Par sa majesté le Haut-roi Émeric


Chapitre troisième : Aux portes de Daguefilante !

Pendant une douzaine d'années après la bataille de Granden Tor, les royaumes de Hauteroche furent en paix, et les navires marchands de Haltevoie, Daguefilante et Sentinelle sillonnèrent les mers pour commercer avec tous les ports de Tamriel. Dans la salle de travail de mon père, à Haltevoie, j'ai appris la gestion des cargaisons, la tenue des comptes et la fluctuation des monnaies. Mais Pierric de Cumbrie connaissait la nature du monde et il ne se satisfaisait pas de n'apprendre à son fils que les arts de la paix et du commerce. Chaque matin je m'exerçais avec le maître d'armes de Cumbrie, et chaque après-midi, lorsque le temps le permettait, je chevauchais un destrier aux côtés des dragons lourds de Ménévia. Ce n'était pas qu'un exercice ; chaque été, pendant deux mois, je voyageais comme lieutenant de l'escorte montée de la caravane d'Abondance, et nous avons eu à repousser des bandits des collines, des pillards gobelins ou des bandes de Crevassais une demi-douzaine de fois.

Je fus chanceux de passer autant de temps à manier les armes, car en 2E 541, j'avais alors à peine vingt ans, Durcorach le Dragon noir déploya ses ailes dans la Crevasse et rassembla ses féroces tribus pour partir en la guerre. Jaillissant de leurs antres montagneuses comme autant de fourmis excitées par la destruction de leur fourmilière, les Crevassais se jetèrent sur Bangkorai, pillant et brûlant. Après seulement trois jours de siège, Abondance tomba entre les mains de la horde. Le pays fut pillé et sa population massacrée. Fort Hallin résista plus longtemps mais fut finalement submergé par cette nuée maudite. En quelques jours, ils avaient traversé la Bjoulsae et menaçaient Haltevoie.

Tous étaient alors reconnaissants que le Roi Gardner eût ceint Haltevoie de nouveaux murs crènelés, car la ville avait tant grandi qu'elle avait débordé hors de ses anciens remparts. Les foules se précipitaient de la campagne environnante et il sembla bientôt que Ménévia, Gavaudon et Alcaire toutes entières s'étaient réfugiées dans nos murs. Mais quand l'ouragan des Crevassais éclata contre nos remparts, la surpopulation sembla être un prix à payer bien dérisoire pour être protégés contre la furie de ces païens adorateurs de Daedra.

Ainsi commença le fameux siège de Haltevoie, qui dura cinquante-sept jours durant lesquels les Brétons de Havre-Tempête défendirent les murs et repoussèrent les assauts sauvages de nos terribles adversaires. Les Crevassais, qui manquaient d'engins de siège, étaient incapables de vaincre les nouveaux remparts de la ville par la force, et leur manque de navires les empêchait de faire le blocus de notre port et de réduire notre ville par la faim. C'était l'impasse. L'invasion de Hauteroche par Durcorach touchait-elle à son terme ?

Bien sûr que non. Le guerrier Crevassais n'est pas réputé pour sa patience, aussi intrépide et farouche soit-il. Le Dragon noir laissa assez de troupes autour de notre ville pour nous tenir en respect et se contenta de marcher vers l'Ouest, en Glenumbrie. Totalement prise par surprise, la nouvelle cité-état indépendante de Camlorn fut prise et mise à sac. Puis Durcorach se tourna vers le Sud, vers Daguefilante.

Heureusement, le roi Gardner suivit mon conseil ; il utilisa nos navires marchands pour transporter nos dragons lourds. C'est ainsi que je me trouvai à la tête des lances de l'élite de Haltevoie lorsque nous chargeâmes l'arrière des Crevassais massés devant les portes de Daguefilante. Chaque Bréton sait comment nous surprîmes totalement les guerriers de Dragon noir, comment j'écrasai Durcorach et déchirai sa bannière profane. Ils savent que la sortie des chevaliers de Daguefilante, emmenés par le Roi Bergamote, paracheva notre œuvre, dispersant les païens démoralisés comment on balaye des feuilles mortes au seuil de sa porte.

À peine quinze jours plus tard j'assistai, le front incliné, à la signature de la première Alliance de Daguefilante par les rois de Daguefilante, Camlorn, Taillemont, Abondance et Haltevoie.

Chapitre sixième : La guerre de Ranser — Haltevoie assiégée

Depuis mon accession au trône de Haltevoie durant cette mémorable année 2E 563, l'identité de la future reine consort avait toujours été une question d'actualité, pour moi comme pour mes conseillers. Le Roi Ranser de Taillemont avait une fille remarquable, la Princesse Rayelle, et mon frère de Taillemont m'avait très tôt offert sa main, et ce à de multiples reprises. De fait, j'étais sur le point de me décider à épouser la Princesse de Taillemont lorsque, lors d'une visite à Sentinelle, mes yeux tombèrent pour la première fois sur la Princesse Maraya, fille du Roi Fahara'jad. À cet instant, je fis le serment que Haltevoie n'aurait jamais d'autre reine que Maraya. Évidemment, il y avait aussi un avantage imprévu : sa dot incluait un accord commercial entre nos deux royaumes qui fut source de grandes richesses pour tout le monde.

Hélas, le Roi Ranser fut fort courroucé par mon refus d'épouser sa fille, et il rappela son ambassadeur à la cour de Haltevoie. Bien que Ranser fût invité à mes noces avec Maraya au printemps 566, comme tous les souverains de l'Alliance, il prit parti de rester à Taillemont pour fulminer.

Peut-être aurais-je dû prêter plus attention au courroux de Ranser, mais j'étais tellement épris de ma nouvelle épouse et préoccupé par les problèmes commerciaux de la Baie d'Iliac que Taillemont et ses montagnes me semblaient aussi distants que négligeables. Cette erreur faillit bien me coûter mon trône.

Pendant plus d'un an, Ranser avait discrètement rassemblé ses troupes et vidé sa trésorerie pour embaucher des mercenaires. Au mois de Vifazur 2E 566, il lança son armée hors de Taillemont en une frappe éclair dirigée vers le sud. Ranser avait déjà traversé Alcaire et Ménévia alors que nous étions à peine au courant de son avancée. L'avant-garde de Taillemont atteignit les portes de Haltevoie alors que les milices locales que nous avions hâtivement rassemblées étaient encore en train les franchir. Ce fut un de ces moments ou l'Histoire se joue à un fil : si les Lanciers de Vieusseuil parvenaient à désorganiser notre milice et à prendre les portes, Haltevoie pouvait tomber aux mains de ses assaillants dans l'heure.

Heureusement, j'étais là en personne aux portes, avec ma Garde cumbrienne. J'avais compris la gravité de la situation et j'ordonnai à mon porte-étendard de sonner la charge. Je menai les gardes des portes et mes troupes locales à l'assaut des Lanciers de Vieusseuil. Mes hommes étaient en armure complète et quant à moi, bien que n'ayant pas d'armure, je maniais le puissant Scalpel d'Orichalque, une épée large enchantée dotée de maintes vertus. Le Scalpel, tiré pour la première fois de son fourreau sur le coup de la colère, étincelait et vrombissait comme une lame dans une scierie alors que nous chargions les Lanciers. Nos ennemis se retrouvèrent donc face à des vétérans en armure au lieu des milices en panique et furent encore plus déroutés lorsqu'une violente tempête se déchaîna sur leur tête. Martelés par la grêle, leurs chevaux terrifiés par les éclairs, fauchés par le Scalpel d'Orichalque qui tranchait cous et membres, les lanciers chancelèrent puis se déroutèrent et s'enfuirent des portes en désordre.

Le temps que les forces principales de Ranser arrivent sur place, nos troupes étaient bien à l'abri des murs. Les portes furent cloitrées, mais le roi de Taillemont ne s'avouait pas vaincu. La cité de Haltevoie se retrouvait encore une fois assiégée, et Ranser, plus habile et plus prévoyant que Durcorach des Confins, était venu accompagné d'armes de siège.

Chapitre dixième : L'appel du destin

Avec la fin du Siège de Haltevoie et la défaite de Ranser, mon histoire arrive à sa fin. Vous avez pu lire le récit de ma jeunesse insouciante à la maison de Cumbrie, de mon entraînement aux arts du commerce, de la guerre et des affaires d'état aux mains de mon père le Seigneur Pierric, de ma première grande victoire face à Durcorach aux portes de Daguefilante, et de la gigantesque veine d'Orichalque que ma famille découvrit dans la mine de Cumbrie. Vous avez découvert la tragédie de la Peste Knahataine, comment elle prit la vie de mon père et de toute la famille royale de Haltevoie, laissant notre royaume sans personne pour le diriger en plein chaos. Vous savez quels furent mes réticences avant d'être persuadé d'accepter le trône de Haltevoie. Vous êtes savez tout de l'apparition du Halo d'Or autour du soleil, le jour de mon couronnement. Ce symbole de l'approbation des Divins balaya tous mes doutes et transforma même mes rivaux les plus coriaces en alliés convaincus.

Vous connaissez dorénavant la véritable histoire de la Guerre de Ranser, comment elle a mené à la Seconde - ou Grande - Alliance de Daguefilante, rassemblant les Rougegardes de Martelfell ainsi que les Orques d'Orsinium, qui vinrent à notre aide lorsque nous en avions tant besoin. Les peuples libres du noroît de Tamriel jurèrent de se dresser ensemble face à toutes les menaces, qu'elles soient extérieures ou intérieures.

Nous fûmes rapidement mis à l'épreuve : en 2E 578, l'Empereur Varen, avec qui j'avais conclu un traité, disparut de la Cité Impériale et Cyrodiil tomba à nouveau sous la coupe de la Cabale Daédrique. Durant l'absence inexpliqué de Varen, « l'Impératrice » Clivia — une descendante des sauvages Crevassais —assuma la régence du Trône de Rubis. Depuis lors, le cœur de l'Empire a sombré dans la folie, le meurtre et la décadence. C'est une chance pour nos peuples — et même pour tous les peuples de Tamriel — que la vraie flamme de l'Empire des Hommes continue de brûler au sein de l'Alliance de Daguefilante. Nous vivons une époque terrible, mais notre destinée est aussi clairement tracée que les routes rémanes : nous devons marcher sur Cyrodiil, renverser la fausse impératrice et tous les siens et restaurer l'Empire de Tamriel. Alors, la paix et la justice régneront à nouveau sur les provinces, et non plus le sang et le feu.