À la découverte de Ruunvald

De La Grande Bibliotheque de Tamriel
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Média d'origine : TES 5 : Skyrim

Par Moric Sidrey


Volume 1

J'ai décidé de tenir le journal de notre expédition en quête de Ruunvald, en espérant qu'il serve à nos successeurs si nous échouons. J'ai moi-même utilisé les travaux remarquables des pontes de ma discipline, au fil de lectures interminables en bibliothèque ou dans des collections privées, pour en arriver ici aujourd'hui. Je suis persuadé que ces ruines recèlent un puissant artefact à même d'aider les Vigiles dans leur mission.

Pardonnez cet excès de lyrisme, mais j'ai le sentiment que mon destin se réalise. Nous creusons au bon endroit, j'en suis sûr. Je le sens dans mes os, et chaque nuit je rêve de l'instant où nous découvrirons Ruunvald. Le jour, j'entendrais presque une voix rassurante me susurrer que je suis dans la bonne direction.

Nous avons eu une chance incroyable jusqu'à présent. Il a suffi de quelques semaines pour que notre tunnel débouche sur un grand puits : c'est là, tout en bas, que nous trouverons Ruunvald. Quelques planches, et nous avons monté notre premier camp de base dans la montagne. Si la chance continue à nous sourire, nous aurons atteint notre objectif en un temps record !

M. Sidrey

Volume 2

La chance est toujours avec nous ! Non seulement nos galeries débouchent sur des grottes et des puits qui accélèrent notre progression, mais nous sommes tombés sur de riches filons de minerai. Maintenant que les fouilles sont devenues très rentables, les Vigiles se montrent plus généreux en provisions, matériel et hommes. J'ai parfois du mal à contenir ma joie et il m'arrive d'éclater de rire devant les hommes. On pourrait s'inquiéter pour ma santé mentale, mais je crois que tout le monde partage mon enthousiasme. Je n'avais encore jamais travaillé avec une équipe aussi zélée. Quel bonheur étrange de voir tous ces hommes travailler d'arrache-pied et de concert sans jamais céder à la moindre distraction ! Stendarr soit loué !

Après tous ces événements majeurs, j'hésite à évoquer les légers contretemps que nous avons subis. C'est peut-être un effet des galeries exigües, mais je souffre de maux de tête. Rien qui m'empêche de superviser les travaux, mais il m'arrive d'avoir des absences. Au beau milieu d'une discussion avec les ouvriers, mon esprit s'égare et il leur faut me ramener à la réalité. Parfois, je perds quelques minutes : impossible de me souvenir ce que j'ai fait à ce moment-là. Je mets cela sur le compte de l'excitation, car nous touchons au but, mais je m'efforcerai néanmoins de noter ces troubles quelque part. Peut-être qu'une demi-chope de bière au coucher soulagerait ces maux de tête.

M. Sidrey

Volume 3

Maudits maux de tête ! Par Minorne, ils ne me laissent aucun répit. Les ouvriers commencent à s'en plaindre, eux aussi, mais ils n'ont pas ralenti la cadence, même s'ils manquent de concentration et de courtoisie. Au contraire, ils semblent redoubler d'efforts. J'ai moi-même toutes les peines du monde à me concentrer sur autre chose que les fouilles. J'étudie un artefact nordique découvert sur le site, mais j'éprouve le besoin lancinant de vérifier la progression des travaux. L'autre jour, j'ai même pris une pelle pour creuser avec les ouvriers sans m'en rendre compte. Heureusement, personne n'a paru étonné - le ciel soit loué. Je ne voudrais pas que les Vigiles de Minorne me croient fou !

Plus nous creusons, plus nous exhumons de ruines et de constructions nordiques, mais nous n'avons toujours pas trouvé la salle principale. Chaque nuit, je rêve que nous découvrons Ruunvald et je ne peux pas m'empêcher de penser à la carrière qui s'ouvre à moi ! Mes proches seront si fiers, surtout Minorne, mon père. Mes parents ont toujours suivi mes études avec intérêt, contrairement à ma soeur Minorne. Mais j'ai surtout hâte de révéler mes découvertes à mes pairs, Minorne et Minorne, ainsi qu'à Minorne, mon mentor. Ils seront transportés de joie !

M. Sidrey

Volume 4

J'ai trouvé ma muse. Elle s'appelle Minorne. En relisant mes vieux journaux, je me rends compte qu'elle m'appelle du fin fond de Ruunvald. C'est sa voix que j'entends depuis le début, qui me pousse à creuser toujours plus profond. Les Vigiles et les ouvriers l'entendent, eux aussi ! Quelle joie de savoir son amour infini ! Oh, Minorne, nous n'aurions jamais su où chercher sans toi ! Au moment où j'écris ces lignes, nous perçons l'ultime strate qui nous sépare de toi. Ceux qui n'ont pas d'outils creusent avec leurs ongles ! Je ne peux plus écrire, il faut que je retourne au chantier. Ruunvald nous attend !

M. Sidrey

Le livre de Minorne

Gloire à Minorne ! Gloire à la reine de toutes choses ! Je t'offre ma vie, sublime déesse ! Moi qui croyais mes chroniques grandioses, je vois maintenant qu'elles ne te font guère honneur. Oh, que ne donnerais-je pas pour te décrire telle que tu es ! Je te couvrirais d'hommages ! Maudits soient mes pensées étroites et mon esprit étriqué !

Minorne veut toujours plus de fidèles, plus d'hommes pour la servir ! J'ai envoyé un message au Bastion des Vigiles. Il a suffi d'un petit mensonge pour les attirer ici : ils ne comprendraient pas. Ils ne t'ont pas encore vue, ô sublime Minorne !

Pourtant, la peur t'étreint ! Il est des âmes en peine qui n'ont pas entendu ta voix cristalline. Florentius, le garde envoyé du camp, continue de prier Arkay, ce dieu disparu aux pouvoirs insignifiants ! Moi, je prie une déesse que je vois de mes propres yeux ! Qu'il pourrisse dans sa cage !

Oh, ma douce Minorne...